Conclave des opposants : mais où était Dalein ?

L’absence de Dalein Diallo à la rencontre des opposants chez Sydia Touré, lundi a longtemps alimenté la chronique. Certains justifiaient cette absence par des visées politiciennes qu’entretiendrait le chef de file de l’opposition, pour d’autres, c’était juste une manière de Dalein de déléguer ses pouvoirs à un de ses pairs de l’opposition. Rien de tout cela.

Selon des sources concordantes, l’ancien Premier ministre était tout simplement absent du pays. Il avait effectué un court déplacement dans un petit pays de la sous-région pour rencontrer de hautes personnalités, certainement pour prendre des conseils par rapport à la lutte qu’il entend mener pour faire respecter le gouvernement et Alpha Condé leur engagement. Malgré donc cette absence courte – l’opposant est déjà rentré – les opposants ont pris de nouvelles mesures visant à manifester le 13 avril. Une marche pacifique est programmée à cet effet. Auparavant, une conférence de presse est projetée pour demain mercredi. Certainement pour mettre à la place publique, le déroulé du programme de ladite marche. Récemment, le chef de file de l’opposition implorait les forces anti-émeutes.

C’est ainsi, au cours de l’assemblée générale ordinaire de l’UFDG, le samedi dernier à la Minière, Dalein a imploré les forces de l’ordre, rappelant que « Nous sommes libres d’utiliser la rue comme le gouvernement ne veut pas le dialogue. » Et d’accuser Alpha Condé qui « a toujours pensé utiliser la ruse et la violence contre nous.

Alpha Condé s’est armé pour la répression, il a équipé les forces de l’ordre pour nous réprimer. Mais cela ne nous fera pas reculer. Nous lançons un appel aux forces de l’ordre. Je crois qu’ils ne doivent pas faire qu’obéir. Ils n’ont qu’à analyser la situation pour voir de quel côté se trouve la vérité et le droit. Ils sont là pour défendre le droit, et non pour obéir à une dictature aveugle, qui veut assassiner ses opposants. » Selon Dalein Diallo qui fonde espoir sur la compréhension des hommes en armes, « Il n’y a eu aucun citoyen tué par balles au Burkina, aucun citoyen tué. Ils ont peur de Dieu, ils défendent le peuple. » Ce plaidoyer sera-t-il entendu étant entendu qu’Alpha Condé a fait savoir qu’il y a eu un pacte entre pouvoir et opposants quant aux manifs sous Ebola ? C’est toute la question.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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