Condé accuse les journalistes de « faute grave de déontologie»

Ces journalistes qui ont vite cru aux engagements fallacieux d’Alpha Condé au bénéfice de la presse nationale n’ont d’yeux que pour pleurer. Battus, rossés, blessés, le matériel cassé, sans aucun mot de la HAC de Martine Condé. Sans aucune condamnation du gouvernement. Et enfin, sans aucun mot de compassion de la part d’Alpha Condé.

Les journalistes oublient vite que c’est bien Alpha Condé qui les accusés de piètres, de tocards, d’homme sans culture professionnelle. Bizarrement, c’est le même qui revient subrepticement pour caresser les hommes des médias : «Il est du rôle de la presse d’éduquer les citoyens sur le manque d’incivisme des populations (…). Nous allons faire un effort pour que vous soyez informés. Je sais qu’il y a toujours des plaintes en disant que j’accorde plus d’importance à la presse étrangère qu’à celle nationale. J’aimerais bien, mais quand je vois ce qui est écrit, c’est totalement aberrant quand vous dites des choses qui n’ont rien à avoir avec la réalité, comment vous voulez que je sois encouragé. »

C’était suffisant pour faire bloc contre cet opposant qui dit de n’avoir jamais participé à aucun gouvernement et de se tailler des perles : « J’ai été conséquent à moi-même.» On applaudit et on affiche sourire jaune. Et puis, vint l’autre annonce : la journée de presse. Là aussi les hommes de médias applaudissent sans même savoir ce quoi ce vocable vide. Aujourd’hui, Alpha Condé jette en pâture les journalistes et donne raison aux gendarmes. En toute subtilité : « Pourquoi les gendarmes ont eu à frapper les journalistes ? Nous allons aussi faire des enquêtes (…) même si les journalistes ont commis des erreurs, une faute grave au point de vue de la déontologie.»

 

Aux journalistes de tirer les conséquences…

Jeanne Fofana, Kababachir.com

 

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