Côte d’Ivoire : Deux prix pour lutter contre la corruption

L’idée est de bâtir une conscience nationale imprégnée des valeurs d’intégrité, d’équité et d’un sens élevé de la responsabilité dans la conduite des affaires publiques.

La Côte d’Ivoire a institué deux « prix d’excellence » pour lutter contre la mal gouvernance et la corruption qui constituent un véritable fléau dans le pays. Ces prix ont été lancés par le ministère ivoirien de la Promotion de la bonne gouvernance, du renforcement des capacités et de la lutte contre la corruption. Il s’agit du « prix d’excellence de la bonne gouvernance » et du « prix d’excellence de la lutte contre la corruption », a fait savoir ce ministère. « Ces prix visent à récompenser les personnes physiques ou morales qui se sont distinguées par leur intégrité à travers une action ou une initiative qui contribue à la promotion de la bonne gouvernance ou à la lutte contre la corruption », a-t-on expliqué de même source.

L’idée est de « bâtir une conscience nationale imprégnée des valeurs d’intégrité, d’équité et d’un sens élevé de la responsabilité dans la conduite des affaires publiques », a déclaré un responsable du ministère, cité par l’Agence ivoirienne de presse (AIP). Composés d’un trophée et d’une récompense financière de 10 millions de francs CFA (plus de 15 mille euros), les prix seront décernés aux lauréats en août prochain, a ajouté l’AIP. En Côte d’Ivoire, « la mal gouvernance et la corruption constituent un véritable fléau », selon le ministre ivoirien de la Promotion de la bonne gouvernance, du renforcement des capacités et de la lutte contre la corruption, Zoro Epiphane Ballo.

« Chaque année, la corruption fait perdre à la Côte d’Ivoire, mille milliards trois cent millions de francs CFA (près de deux milliards d’euros). C’est trois à quatre fois l’aide publique au développement », a-t-il dit, le 2 décembre 2021. « Cela veut dire que si la gouvernance était assurée de façon efficiente et si on luttait efficacement contre la corruption, on pouvait se passer de l’aide publique au développement », a-t-il poursuivi, citant des rapports de la Banque mondiale (BM) et de Transparency international.

Source: dpa-news.de

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