Coupe du monde : le coût astronomique de l’élimination pour l’Italie

Pas de Russie pour l’Italie. Après son match nul contre la Suède (0-0) lundi soir à Milan, le couperet est tombé pour la Squadra Azzurra : pour la première fois depuis 1958, le pays ne participera pas à la phase finale d’une Coupe du monde de football. Mais, au-delà de la dimension sportive, l’échec de l’équipe nationale va avoir des répercussions sur l’économie de tout le pays. Un impact qui pourrait se chiffrer à au moins 10 milliards d’euros, selon les calculs des Échos
.

Les premières répercussions directes concernent la Fédération italienne de football (FIF), qui ne recevra pas les 9,5 millions d’euros que la Fifa accorde à chaque participant. Mais la FIF va aussi perdre des droits publicitaires, qui représentent 43 millions d’euros sur les 174 de son bilan en 2016. La contribution de la RAI, l’audiovisuel public italien, de 26 millions d’euros par an devrait aussi baisser. Pour Les Échos, la non-qualification devrait faire baisser les audiences télévisées de deux tiers. La Nazionale va, elle, perdre aussi du côté de ses sponsors. Puma verse 19 millions d’euros dont un tiers dépend des résultats de l’équipe en Coupe du monde et à l’Euro. Les autres partenariats commerciaux de l’équipe, 24 millions d’euros, pourraient aussi être touchés. L’État italien va devoir se passer d’une partie de la manne financière des paris liés à la compétition, 268 millions d’euros au total pour le Mondial 2014 au Brésil, dont 10 pour l’État selon le quotidien.

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«  Carte de visite  »

Mais Les Échos pointe aussi les pertes indirectes entraînées par cette élimination. «  Le football est chez nous une carte de visite, au même titre que la mode ou la nourriture. Ne pas participer au Mondial signifie de lourdes retombées en termes d’image qui ont des conséquences sur les résultats de nos entreprises, de nos exportations et sur le climat de confiance  », explique au quotidien Mariano Bella, directeur du bureau des études de Confcommercio. Les supporteurs consomment moins et les exportations sont aussi touchées. À la différence de ce qui avait été observé lors des deux dernières victoires italiennes en Coupe du monde, en 1982 et 2006, il n’y aura pas d’«  effet mondial  » pour l’Italie en 2018.

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