Coyah : Des passagers d’un taxi mis en quarantaine après la mort suspectée d’une dame porteuse du virus Ebola

Un véhicule de transport public en provenance de Diéké, a été mis en quarantaine jeudi au barrage KAKA, dans la préfecture de Coyah, après la mort suspectée d’une femme porteuse du virus Ebola, se trouvant à bord du véhicule, apprend-on, de source sécuritaire.

Joint au téléphone par nos confrères de la radio Nostalgie, le chargé de communication de la gendarmerie nationale, le Commandant Mamadou Alpha Barry, a confirmé la nouvelle, tout en précisant que les passagers de ce taxi 505 immatriculé RC 4317, ont voulu franchir le barrage KAKA avec le corps, pour échapper à la vigilance des services de sécurité.

« Effectivement, il y a un véhicule en provenance de Diéké qui est arrivé au niveau du barrage de KAKA, rempli des passagers. Mais les agents de la gendarmerie ont constaté qu’il y a une dame qui était au siège arrière. Quant on lui a posé la question si elle détenait sa carte d’identité, aucune réponse ! Les gendarmes ont demandé aux passagers qui étaient à côté de descendre. Automatiquement, on s’est rendu compte que c’était une vielle qui avait perdu la vie. Donc, après enquête, il est ressorti que c’était une dame qui a quitté Diéké pour continuer à Conakry. La dame est montée à Guéckédou. En cours de route, elle a eu un malaise, donc elle a rendu l’âme. Puisque les gens étaient déjà proches de Conakry, on l’a mis au beau milieu du siège arrière, on l’a reposé avec les épaules des deux passagers, pour ne pas qu’elle se remue. Donc, c’est juste pour la faire traverser le barrage de KAKA pour Conakry. Donc les gens se sont rendu compte. Automatiquement, ils ont mis le véhicule à côté. Ils ont appelé la Coordination Ebola qui se trouvait à Coyah. Jusqu’à leur où je vous parle, le véhicule est mis en quarantaine avec tout son contenu au niveau de Coyah » a expliqué l’Officier média de la gendarmerie nationale.

A la question de savoir si la dame était accompagnée par un membre de sa famille, le Commandant BARRY répond « Non ». Avant d’ajouter : « les gens avaient du pain sur la planche » car, poursuit le chargé de communication de la gendarmerie, « la dame avait rendu l’âme en cours de route et ils ne savaient plus à qui remettre le corps. Les gens étaient obligés juste de la faire rentrer au niveau de Conakry…».

Aux dernières nouvelles, le chauffeur, en l’occurrence, Mamadou Saidou Bah et tous les passagers, sont actuellement mis en quarantaine en attendant l’examen du corps par la Croix-Rouge, pour déterminer si la dame est morte d’Ebola ou pas.

Abdoul Wahab Barry, www.kababachir.com

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