Coyah : trois écoles dans le viseur des autorités en charge de l’éducation‏

À la veille des Examens nationaux, le ministère de l’Enseignement près-universitaire et de l’Alphabétisation a pris des mesures pour assurer le bon déroulement des épreuves. Parmi ces mesures figure l’interdiction des internats au sein des établissements scolaires. Mais à Coyah toutes les écoles ne se sont pas conformées à cette décision.

Selon nos informations, trois établissements ont organisé des internats moyennant 100.000 francs guinéens par élèves pour les trois jours qu’a duré le Certificat d’études primaires (ou l’Examen d’entrée en 7e année). Les autorités éducatives ont annoncé l’arrestation des responsables de cette organisation.

En visite dans la préfecture située à 50 kilomètres de Conakry où il a lancé officiellement les premières épreuves, le ministre de l’Enseignement près-universitaire et de l’Alphabétisation a rencontré le commandant de la police départementale et les suspects. Ibrahima Kourouma a annoncé qu’aucun acte visant à saboter les examens nationaux et à compromettre les efforts pour la qualification du système éducatif ne sera désormais toléré.

Les responsables de cette organisation sont en garde à vue dans les locaux du commissariat départementale de Coyah et seront prochainement déférés à la Direction de la police judiciaire à Conakry pour être interrogés.

L’Examen d’entrée en 7e a pris fin hier mercredi. Et globalement les épreuves se sont bien déroulées. Toutefois, quatre enseignants surpris avec leurs téléphones portables dans des centres sont bannis du processus durant les cinq prochaines années.

Thierno Diallo, Kababachir.com

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.