Crise à Boké, la minière : l’aveu d’impuissance de Kassory Fofana

« Il appartient à l’Etat de développer les communautés, il n’est pas du ressort des sociétés minières de travailler pour les localités. Les attentes sont fortes à Boké.» Kassory Fofana, président de la GPT (Guinée pour tous) était sur les ondes d’une radio locale, lundi matin pour s’exprimer entre autres sur la crise de Boké.

Très peu à l’aise, Kassory Fofana a essayé de se tirer d’affaire pour « éclairer quelques religions ». Il a dénoncé au passage ce qu’il a appelé la non prise en compte de certaines dimensions dans la mise en œuvre des politiques minières de certaines sociétés. Kassory Fofana a regretté en outre les hectares de forêts décimés par les sociétés.

Selon lui, la question environnementale est cruciale pour la Guinée. Or, si au départ on en comptait quelque 14 millions ha de végétation, à ce jour, tout est dénudé et il ne reste que moins d’un millions ha. Cette situation interpelle les autorités à tous les niveaux, estime le président de la GPT, boutant en touche les accusations selon lesquelles le gouvernement en est en grande partie responsable du désordre minier et du désastre du couvert végétal.

Au même moment, sur les antennes d’une autre radio, Faya Milimono invitait le gouvernement à « aller vers les Guinéens, en développant le pays tout en transformant la bauxite en aluminium afin de créer davantage des emplois stables. » De son côté, Makanera Kaké veut résoudre la crise de Boké. La clé ? Mobiliser ressortissants, résidents, élus locaux, responsables miniers, etc., et diagnostiquer, échanger et faire des esquisses de solutions définitives. Car, après tout, à Boké, « Rien n’est fait dans la durée. »

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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