Crise à Friguia : quand Dalein parle de l’usine de Fria…

Alors qu’il est accusé par le pouvoir – Alpha Condé en personne et ses acolytes au cours des assemblées générales du RPG – Dalein Diallo revient, mercredi, au cours de la marche, sur la crise de l’usine de Fria.

Selon lui, « Le chômage a atteint un niveau inacceptable par la faute d’Alpha grâce à ses incohérences, à ses maladresses, à ses incompétentes. La seule usine d’alumine qui existait en Guinée a fermé ses portes. » Bien des RPGistes aveuglés vont tomber des nues en voyant Dalein se dédouaner et faire porter le chapeau au régime de l’actuel président. Depuis des lustres, la bête est cherchée sur le crâne rasé de l’opposant. Et lui aussi, ne se fatiguant pas avait dans d’autres circonstances tranché dans le vif.

« Je rappelle que la vente de l’usine de Fria a été signée en 2002. A l’époque, j’étais ministre des Transports. Je n’ai jamais participé à une négociation même en tant que membre du gouvernement à la vente de l’usine. Je dis bien à aucune négociation et non plus à une réunion qu’on veut m’attribuer aujourd’hui. » Et d’ajouter : « Ce qui est vrai, c’est qu’en 1998 l’usine de Fria était pratiquement en faillite. Pechiney qu’on appelle Fria pour les partenaires « B », associé à la Guinée dans l’usine ont décidé de donner leur part contre un franc symbolique à la Guinée. Or, c’est Pechiney qui était en tête, une entreprise française. L’usine, c’est d’abord l’usine elle-même, le chemin de fer, les ports et les bâtiments. Mais, aussi le droit d’exploitation. Lorsqu’ils sont partis, le gouvernement a lancé un appel d’offre pour voir s’il peut avoir un partenaire stratégique pour reprendre l’usine. Personne n’a soumissionné. La seule compagnie qui a exprimé un intérêt était Reynold qui a dit qu’elle veut une location-vente. Je précise que Je n’étais pas le ministre des Mines, mais je suivais les activités minières depuis 1991 quand j’étais à la Banque centrale ».

Selon l’ancien Premier ministre, « Il y a eu une étude à l’époque pour rentabiliser l’usine, il s’agissait d’investir quatre cent millions de dollars, car la taille était petite à savoir, sept cent mille tonnes par ans et le prix de revient de la tonne d’alumine à Fria était l’un des plus élevés au monde. Finalement, l’Etat a décidé de vendre l’usine, j’étais toujours ministre des Transports. C’est quelque chose qui a été négociée par le cabinet particulier du président de la République auquel on avait transféré une bonne partie des prérogatives du ministère des Mines. Ma responsabilité n’est nullement engagée ».

Quitte au RPG de démentir leur grand revendeur de l’usine de Fria.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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