Cour Constitutionnelle : Acteurs politiques et Société civile veulent faire un front commun

Face à la crise qui mine la Cour Constitutionnelle, l’une des plus importantes institutions judiciaires du pays, des activistes de la Société civile et des acteurs politiques se sont retrouvés lundi à Conakry. Objectif, définir une stratégie commune en vue de barrer la route aux frondeurs qui veulent passer à la vitesse supérieure jeudi pour élire un nouveau Président.

Alors qu’une journée ville morte est annoncée mercredi et une marche citoyenne est prévue jeudi 27 septembre, à l’appel de la Cellule Balai Citoyen, les initiatives se multiplient pour déjouer « le push » des 7 conseillers, qui viennent d’être désapprouvés par le Greffier en Chef de l’institution.

A ce titre, Cellou Dalein Diallo  «  pense donc que c’est urgent de voir comment arrêter l’escalade, parce qu’il est prévu jeudi, d’élire un président de la Cour »

Ensuite, poursuit le Chef de file de l’opposition, « Qu’est-ce qu’on fait aujourd’hui, pour empêcher ce coup de force ? Les femmes souhaitent mener des démarches pour sensibiliser, nous les encourageons. Il y a ceux qui ont proposé des commissions de médiation qui vont écouter les deux parties, on les encourage. Ceux qui veulent organiser des manifestations aussi, on les encourage et on se mobilise. Il ne faut pas qu’on impose à quelqu’un une démarche ici, mais retrouvons nous pour échanger en tant que Guinéens pour que chacun donne sa lecture des choses et chacun avec sa casquette retourne maintenant pour agir conformément à la volonté de ses membres et  ses convictions », a fait remarquer le leader de l’UFDG.

Dans cette démarche, les leaders de l’opposition républicaine devraient se retrouver ce mardi 25 septembre à une plénière, en vue d’harmoniser leur position face à la crise.

Alors que le CNOSC de Dansa Kourouma, veut privilégier le dialogue dans le cadre de la résolution de la crise, le Balai Citoyen de Sékou Koundouno opte pour l’idée de déloger les 7 frondeurs à la Cour Constitutionnelle et engager une poursuite judiciaire contre eux.

Abdoul Wahab Barry, www.kababachir.com

   

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