CRISE AU RPG : Plus profonde que jamais

 De nos jours, la crise que traverse l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) fait davantage parler d’elle. Mais selon des informations à notre disposition, celle du RPG-arc-en-ciel, est par contre plus profonde. Dans la première, Cellou Dalein Diallo fait face à une minorité sur le point de perdre toute légitimité. Alors que dans le parti au pouvoir, c’est le chef de l’Etat qui risque tout simplement d’avoir sa propre formation politique dans son dos.

Les inquiétudes exprimées la semaine dernière par le président de l’Assemblée nationale, au sujet du peu de mobilisation des jeunes du RPG-arc-en-ciel devraient être prises très au sérieux. Parce qu’elles sont plutôt fondées. Le boycott des activités du parti par la jeunesse et le résultat d’un ras-le-bol et d’une désapprobation qui ne sont pas que superficielles.

Le parti et ses militants auraient très mal vécu les déclarations du président de la République selon lesquelles il ne doit sa réélection à personne. Pour beaucoup d’entre eux, c’est là une trahison flagrante. D’autant que dans la foulée, en l’absence de toute concertation, il a fait le pari de nouer des alliances avec d’ex-rivaux politiques à lui et de s’entourer de nouveaux collaborateurs qui n’ont rien à voir avec les sacrifices consentis pour son accession au pouvoir. Or, il s’en tête à ne pas reconnaître qu’il s’est trompé.

Conséquence, au sein du parti, un véritable travail de brouilles de ses rapports avec la base serait en cours. Utilisant la stratégie qu’il a lui-même expérimentée, des délégués seraient actuellement à l’intérieur du pays pour expliquer à l’électorat la portée de la trahison. De même, on sensibiliserait les électeurs sur la nécessité de la riposte. C’est ainsi que parallèlement, une certaine élite du parti se concerterait pour trouver un leader susceptible de prendre la relève.

Le rendez-vous visé, ce sont les élections législatives de 2018. Mais le coup de semonce pourrait être assené dès les prochaines communales. En fait, au-delà des cris de protestation aux alentours du siège du parti, la revanche serait déjà déclinée en un programme politique que l’on chercherait à diffuser au sein des populations. L’enjeu étant qu’en 2020, Alpha Condé soit empêché d’arriver à ses fins. Quelles que soient celles-ci

Anna Diakité, www.kababachir.com

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