Crise dans l’éducation: La police empêche le sit-in des enseignants

A l’appel du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs (SLECG) qui proteste contre le gèle des salaires des enseignants et qui exige l’augmentation du salaire à 8 millions de francs guinéens, le sit-in des enseignants de ce lundi a été empêché dans plusieurs endroits de la capitale et à l’intérieur du pays.

Le SLECG avait invité les enseignants ce lundi à faire un sit-in devant les Directions Préfectorales de l’Education (DPE) et les Directions Communales de l’Education (DCE) en guise de protestation, au refus du gouvernement de prêter une oreille attentive à la revendication salariale autour des 8 millions de francs guinéens.

Tôt ce matin, un important dispositif de sécurité a été déployé dans les différentes DPE et DCE pour empêcher tout accès aux enseignants grévistes, qui devaient faire une déclaration pour interpeller le gouvernement. Mais dans beaucoup d’endroits, notamment à Kindia, Kaloum, Labé, ils ont été dispersés par la police. Par contre, d’autres endroits comme Boké et Fria, le mot d’ordre de sit-in a bien pu avoir lieu. A Matoto, d’après un confrère que nous avons joint au téléphone la déclaration du SLECG a été lue au rond point de Tannerie, malgré le déploiement d’un important dispositif de sécurité.

A Lansanayah, comme dans d’autres écoles à Kaloum, les cours ont été perturbés et les élèves dans la rue dans la matinée pour exiger le retour des enseignants titulaires dans les classes.

Plus d’un mois après le début de la grève, le gouvernement n’a toujours pas bougé d’un pas alors que le Syndicat des Enseignants reste droit dans ses bottes, ‘’les 8 millions comme salaire de base ne sont pas négociables’’.

Avec cette crise qui mine le secteur de l’éducation, c’est l’école guinéenne qui est menacée. Une situation qui inquiète davantage les élèves et leurs parents.

Ibrahima Sory Camara, www.kababachir.com

 

 

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