Crise dans l’éducation : Le PADES condamne l’arrestation des enseignants

Au cours de l’assemblée générale du parti ce samedi 24 novembre, le PADES a exprimé sa vive préoccupation sur la crise qui mine le secteur de l’éducation depuis le 03 octobre dernier.

Pour le parti de Dr Ousmane Kaba,  il ne faut pas que le gouvernement continue à tirer la ficelle sur le syndicat. Parce que, estime-t-on, « Le syndicat est en train de faire son travail, parce que le syndicat est en train de défendre les intérêts matériels et moraux des travailleurs. Lorsque les enseignants demandent l’augmentation de leurs salaires, c’est tout à fait légitime ».

Mais quelle proposition de sortie de crise ? «  La position du PADES est que le gouvernement invite le syndicat au tour de la table, pour discuter et statuer sur les questions liées à cette crise. Parce qu’on ne peut pas aller dans un pays sans l’école, il faut que les enfants quittent les maisons pour aller à l’école et se former. Toutes les personnes qui parlent aujourd’hui au nom de la Guinée, parlent parce qu’elles ont été formées », estime Mohamed Bachir Diallo.

Face à l’arrestation des enseignants à Kaloum et dans plusieurs villes du pays, le PADES  déplore et condamne avec la dernière énergie « Lorsqu’il s’agit de revendiquer les droits des enseignants, le gouvernement ne doit pas arrêter et enfermer les enseignants. Le PADES n’est pas d’accord puisque ce sont ces enseignements qui font partie de ceux qui préparent et éduquent les enfants qui prendront la relève demain », a déclaré Mamadou Lamarana Sow.

Au cours d’une assemblée générale tenue ce samedi à son siège à Donka, le SLECG compte durcir le ton et appelle à un nouveau sit-in, la semaine prochaine. Une option que ne partage pas Oumar Tounkara. Pour ce syndicaliste proche d’Aboubacar Soumah, ‘’Il ne faut pas augmenter le nombre de prisonniers, alors que les enseignants incarcérés cherchent déjà recouvrer leur liberté ; Il faut plutôt mesurer le rapport de force, estime M. Tounkara.

Une proposition qui a suscité la colère d’Aboubacar Soumah, Secrétaire général du SLECG, qui estime pour sa part, ‘’Si on a peur d’être en prison, ce n’est pas la peine de continuer le combat’’.

Alors que le gouvernement ne semble pas bouger d’un pas, les enseignants grévistes peuvent garder leur mal en patience.

Ibrahima Sory Camara, www.kababachir.com

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