Crise dans l’éducation : Le SLECG dénonce « la politisation » de la grève

Près d’un mois après le début de la grève du Syndicat des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), qui réclame un salaire de 8 millions de francs guinéens, le secteur de l’éducation est toujours paralysé sur toute l’étendue du territoire national.

Alors que les négociations sont au point mort, le SLECG, réuni en assemblée générale samedi, se radicalise. Et ce, après le gèle des salaires des enseignants grévistes. Une attitude que déplore le Secrétaire général, qui appelle ses collègues à durcir le ton pour exiger la satisfaction de leur revendication.

Aboubacar Soumah, qui dirige le mouvement ne s’avoue pas vaincu et dénonce une « politisation » de leur mouvement par certains cadres véreux :

« Il faut signaler, entre-autres, la politisation à outrance de l’éducation guinéenne. Nous allons nous élever contre ça. Il y a des chefs d’établissement qui ont complètement politisé et ethnicisé notre mouvement. Ce sont notamment : le proviseur du lycée Senghor, Balla Diarra ; le proviseur du lycée AST, Sékou Kouyaté ; le proviseur du lycée Biro Diallo, Alassane Bérété. Ils sont entrain de politiser notre mouvement en s’appuyant sur le RPG, en s’appuyant sur l’ethnie Malinké. Il n’y a pas d’ethnie dans l’éducation. L’enseignant ne connait pas le régionalisme, il ne connait pas la politique, il ne connait pas l’ethnocentrisme. Tous les enfants de Guinée sont égaux devant l’enseignant. Mais, ce que nous réclamons au gouvernement, ce sont les mêmes proviseurs qui en bénéficieront ».

A préciser que le SLECG considère désormais que les 8 millions de francs guinéens ne sont pas négociables. Une attitude qui risque de fragiliser les relations entre le syndicat et le gouvernement au détriment de l’école guinéenne qui souffre de tous les maux aujourd’hui.

Alfred Bangoura, www.kababachir.com

 

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