Crise de passeports biométriques: le cri du cœur de l’ambassadeur de la Guinée en France

C’est un véritable casse – tête chinois. Les compatriotes de la France sont confrontés, depuis de longs mois, à un manque criard de passeports au niveau de leur ambassade, sise dans le 16 eme arrondissement de Paris.

Ce problème préoccupe à plus d’un titre le maître des lieux, Amara Camara.
Il était récemment face à la presse. Une occasion qu’il a mise à profit pour attirer l’attention du gouvernement sur les difficultés auxquelles les Guinéens de France sont confrontés à cause, notamment, de la sempiternelle crise des passeports biométriques. Les étudiants Guinéens, aux revenus modestes » seraient les principales victimes de ce problème qui n’honore guère la Guinée.

 » Le problème des passeports biométriques est un souci de longue date. Dès qu’on les a annoncés, j’ai signalé à l’ancien ministre de la sécurité ( Madifing Diané ndlr ) de penser aux compatriotes notamment, en ce qui me concerne, la France.J’étais loin d’imaginer, à l’époque, de l’importance que ça allait prendre », a révélé Amara Camara.

 » Pour moi, observe-t-il, c’était un droit pour les citoyens d’avoir accès à leurs passeports. Cela m’a été promis verbalement, c’est-à-dire par téléphone. Comme je suis discipliné administrativement, j’ai écrit, toutes les traces existent, au ministre de la sécurité, au ministre des affaires étrangères pour dire que nous sommes dans une situation qui va devenir de plus en plus difficile ».

« Pourquoi difficile ? » S’interroge le diplomate.
Réponse:  » Un étudiant, pour se faire inscrire ici, doit présenter un passeport en cours de validité. Quand il n’ y a pas plus de case pour proroger le passeport, nous ne pouvons rien faire. (… ) »

Et lui d’enfoncer le clou:

« il n’est pas normal que certaines personnes résidant en France cotisent de l’argent pour envoyer des gens à Conakry chercher des passeports. Tout le monde n’a pas ces moyens. Il faut qu’on ait pitié de ceux qui n’ont pas les moyens. Il faut qu’on ait pitié de ceux qui ne peuvent pas le faire, de ces Guinéens qui sont dans des conditions difficiles ici en France ».

« Tous les étudiants ne sont pas boursiers. Et perdre une année, ça coûte excessivement cher aux familles. Je me suis permis, en dernier ressort, d’attirer l’attention du président de la République là-dessus », a déploré l’ambassadeur, Amara Camara.

A quand la fin de cette crise qui n’a que trop duré ? L’avenir nous le dira. Pour l’heure, les Guinéens de l’ Hexagone ne savent plus à quels « passeports » se vouer.

Par Mariam SOW

http://nouvelledeguinee.com

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