Crise du syndicat de l’Éducation : on éteint le feu par le feu

« C’est au gouvernement de voir combien il peut nous donner, nous n’avons pas dit mordicus que nous tenons aux 8 millions GNF. Nous avons demandé un salaire décent qui pourrait nous permettre de vivre. Nous n’avons pas demandé d’être au même niveau de vie que les ministres. » Cette précision du leader du SLECG en dit long sur sa réelle volonté de laisser des traces mais surtout de se démarquer des manipulations faisant état d’une exigence très … exigeante syndicale.

A y voir de près, c’est bien Alpha Condé qui créé et alimente la chienlit avant de vouloir mettre le feu entre le SLECG et les autres organisations syndicales et associations de parents d’élèves et amis de l’école. Quand Alpha Condé indique le chemin à suivre, les autres ministres et mauvais négociateurs ne feront qu’activer le feu et monter les enchères.

Pourtant, « Depuis que le protocole là a été signé et qu’on devrait, dans les conditions normales, procéder à ouvrir le couloir de négociation au tour des 8 millions GNF, il n’y a jamais eu de négociations entre la partie gouvernementale et nous. Le problème c’est le gouvernement, vous voyez les machinations qu’ils sont en train de faire çà et là. En lieu et place des enseignants titulaires, ils ont recruté de façon fantaisiste des contractuels qui n’ont aucun niveau. Il y a même parmi ces derniers des menuisiers, des apprentis mécaniciens qui ne peuvent même pas écrire au tableau et qui  sont dans les classes aujourd’hui », fulmine Aboubacar Soumah. Aux dernières nouvelles, on apprend la reprise du dialogue entre les deux parties. Le temps certainement de déstresser…

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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