Crise à l’usine de Fria : le blackout des syndicats et du gouvernement

La grève générale illimitée demandée par le syndicat en début janvier n’a vraiment pas connu tout le succès dont on s’attendait. Etouffé dans l’œuf par le pouvoir le mouvement s’est vite effrité. Puis écourté par un communiqué laconique du patron de la CNTG, Ahmadou Diallo faisant étant de la suspension de ladite grève. Il reste que le blackout est total sur la situation de l’Usine de Fria.

Après lecture du protocole d’accord entre gouvernement, patronat et syndicats, nulle part, il n’est mentionné la reprise de l’Usine, encore moins donner un statut aux agents jetés en pâture par les Russes ayant abandonnés les installations depuis près de 3 ans. Seul bémol, dans le protocole, le gouvernement « A invité officiellement la Société Rusal Friguia (lettre N°690/MEETFP/CAB du 31 décembre 2014) à régulariser dans les meilleurs délais, la situation des 58 travailleurs exclus par elle de l’aide financière convenue lors des accords de Paris ».

En lieu et place de cette demande, les travailleurs de l’usine attendaient plutôt à être fixés sur leur sort. Soit ils sont licenciés, soit en chômage technique. Ni l’un, ni l’autre. Ils meurent à petit feu. Sans aucune autre forme de procès. Aux dernières nouvelles, des petits malins continuent de démanteler les installations de l’usine. Pour un échec patent, la vraie fausse grève demandée par les syndicats c’en est vraiment un. Les agents de Friguia, peuvent continuer à se tourner les pouces et… mourir un à un, après s’avoir été frappé impitoyablement par la misère et le dénuement.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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