Crise politique : après avoir durci le ton sans intimider, le gouvernement appelle au dialogue

Le gouvernement n’a pas réussi à se faire peur en durcissant le ton à l’endroit de l’opposition républicaine déjà hors du Parlement, de la Ceni, etc. la démarche n’a donc pas payé. Il recule et … appelle au dialogue. On e sait pas trop si c’est une recommandation de l’OIF ou pas.

Seule évidence, à son passage à Conakry, Mikaelle Jean avait lâché un bout de phrase : « Le dialogue est une condition incontournable pour que ce pays ce relève. Le dialogue est une condition qu’il faut absolument réaliser pour que ce pays puisse sortir de la  situation extrêmement difficile qu’il connaît. Les urgences de paix, de dialogue, de transparence, d’un processus inclusif qui est essentiel. Nous sommes là, à la fois pour tous les acteurs de la société guinéenne, et de tous ceux qui font la différence pour que ce pays aille de l’avant, qu’il  s’en sorte plus fort et uni.» Et comme le gouvernement attend beaucoup de la francophonie, il se plie et appelle les opposants au dialogue. On ne sait de quel dialogue s’agit-il surtout quand on sait que toutes les demandes formulées par l’opposition n’ont pas abouti. Tout de même, pour prouver à la francophonie qu’il est de bonne foi, il invite au dialogue. Comme toujours à de pareilles circonstances.

« Nous appelons l’ensemble de la classe politique au dialogue. Nous sommes ouverts à des solutions, et nous restons à l’écoute. Ce dialogue doit se tenir sans préalable et reprendre au plus vite. Les divergences de vue sont indispensables à l’équilibre de toute démocratie, et les débats sont salutaires. Pour les forces politiques, le Parlement est l’enceinte institutionnelle par excellence pour débattre, et les médias sont des relais indépendants. Manifester est un droit fondamental que l’Etat respecte et protège avec la plus grande attention, et qui doit être exercé par les citoyens et les formations politiques dans le strict respect de la Loi », plaide le porte-parole du gouvernement dans une déclaration rendue publique mercredi.

Cet appel sera-t-il entendu ? Trop tard quand même. Mais avec des opposants dupes, sait-on jamais !

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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