Crise politique: Bantama et Cie, à l’origine de la chute prochaine d’Alpha Condé ?

La Guinée tangue. Le bateau RPG prend l’eau. Le dialogue politique en panne. Les conclusions obtenues sur le fil et de guerre lasse sont encore dans les tiroirs poussiéreux du pouvoir. L’opposition républicaine se lasse et crie à la dictature aux dérives démocratiques. Moment choisi pour la Justice aux ordres de trimbaler un député de l’opposition devant les tribunaux.

Les architectes de cette machination ont pour noms : Malick Sankhon, Bantama Sow et leur bataclan. Le tout chapeauté par une certaine Nantou Chérif. Des militants du RPG qui tiennent des discours qui sont loin de ramener la sérénité entre pouvoir et opposition. Les postures se corsent, les positions se radicalisent et se tranchent. Ce qui font dire à certains que le départ anticipé d’Alpha Condé pourrait venir des faucons de son parti.

Alhassane Condé, ancien ministre de la Décentralisation et géniteur du fameux mandédjallon, des Rundé et Fulaso avait tenté de mettre le feu dans le pays, mais, Dieu aidant, l’ethno stratège s’est cassé les dents. Il sera limogé et confiné à la Présidence de la République en qualité de Conseiller. Laye Junior Condé en faisait autant, mais, on a fini par comprendre que c’était juste pour trouver une chute dans l’administration publique. Ce qui fut fait.  Amadou Damaro Camara a lui aussi tenté d’enfoncer Alpha Condé à travers des sorties enflammées dans les médias. Sans succès. Le député de la majorité s’est désisté pour se tourner vers des attaques frontales contres des personnes dont Aboubacar Sylla de l’UFC, Dalein Diallo, etc. L’extrémiste du RPG s’assagit de jour en jour, sentant la fin du régime approcher.

Aujourd’hui, c’est une autre vague d’incendiaires qui émergent. Bantama Sow et Cie excellent dans les discours à l’emporte pièces. Ils parlent au nom du pouvoir. Ils parlent au nom du Parlement. Ils parlent au nom de la Justice. Personne ne pipe mot. Le climat politique pourrie tous les jours. Et c’est comme si on est arrivé au point du non-retour : le grand chambardement. Tant au niveau de l’appareil étatique qu’au niveau du RPG.

Bantama et Cie risquent d’être ceux par qui le départ anticipé d’Alpha Condé pourrait intervenir dans les prochains mois. Ils jouent avec le feu, instrumentalisent certains cadres du parti. C’est pourquoi le cas Ousmane Gaoual Diallo risque tout aussi de prendre d’autres tournures que plus personne ne saura maîtriser. Et bonjour les dérives…

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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