Crise politique en Guinée : Ce que pense Bah Oury, Vice-président de l’UFDG

Invité de l’émission ‘’face à l’info’’ de la radio nostalgie, l’opposant Bah Oury, Vice-président de l’UFDG, qui vit en exil en France depuis l’attaque perpétrée contre le domicile du Chef de l’Etat le 19 juillet 2011 à Kipé, analyse la situation socio-politique de son pays depuis Paris.

Tout en dénonçant les tares du régime actuel, Bah Oury invite ses compatriotes à tout mettre en œuvre pour empêcher une réélection du président Alpha Condé en 2015, car estime-t-il, ça serait catastrophique pour la guinée.

Pour l’opposant, ‘’Il faut informer les guinéens pour qu’ils se rendent compte, qu’être contre Monsieur Alpha Condé, ce n’est pas être contre les malinkés. Et penser qu’on peut changer la Guinée aujourd’hui avec Monsieur Alpha Condé à la tête, ce n’est pas du tout réaliste.’’

Face à la recomposition de la Commission Electorale Nationale indépendante (CENI) que l’opposition continue à réclamer après la tenue des élections législatives, Bah Oury estime que l’opposition est en parti responsable du manque d’équité au sein de cette institution :

‘’ Je suis désolé de le dire. L’opposition est responsable, dans une large mesure, de la situation de la CENI aujourd’hui. La manière dont les oppositions ont répartis les postes, n’a pas été bonne. Je l’avais dit à la Commission de l’Union Européenne qui s’était rendue à Conakry 2012…’’ Et Bah Oury d’ajouter : ‘’ Monsieur Bakary Fofana, est plus dangereux que Monsieur Louceiny Camara, donc la réalité va être toute autre…’’ a estimé le numéro 2 de l’UFDG, principal parti de l’opposition guinéenne.

Alors que les prochaines échéances électorales s’approchent à grand pas (communales et présidentielles), l’opposition guinéenne inscrit dans sa plateforme revendicative, la reforme de la CENI, estimant qu’à ce jour, l’institution chargée d’organiser les élections en Guinée, n’est plus crédible, au regard de la représentation disproportionné des partis politiques de la mouvance et de l’opposition.

Mais la mouvance n’entend pas de cette oreille. Selon elle, c’est l’opposition même qui avait demandé la reforme de la CENI avant les élections législatives. Pendant qu’elle(CENI) intensifie ses activités dans les différentes circonscriptions électorales pour préparer les prochains scrutins, s’il faut parler de la reforme de la CENI, il faut saisir l’Assemblée nationale.

Devant cette impasse, l’on se demande quand est ce que les élections communales et présidentielles pourront lieu en Guinée ?

Abdoul Wahab Barry, www.kababachir.com

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