Crise politique et sociale : Le BL entame une grève de la faim ce mercredi

Après avoir pris part à une série de manifestations politiques pour dénoncer les violations de l’accord du 08 Août, les dérives dictatoriales du régime et l’indifférence du gouvernement face à la crise qui mine le secteur de l’éducation,  le Bloc Libéral annonce une grève de la faim de 4 jours qui débute ce mercredi 05 décembre.

Sur les raisons de cette grève de la faim, Dr Faya Millimono explique pourquoi le changement de cette stratégie.  « Il y a beaucoup de méthodes qu’on peut utiliser aujourd’hui. Nous sommes en train d’expérimenter. On a été en 2014, vous avez été à nos côtés quand on a fait la grève de la faim qui a porté fruit. Nous sommes en train d’aller à une grève de la faim aujourd’hui. Je suis certain et je crois que ce sont des humains, qui veulent aussi que les enfants aillent à l’école, ils nous écouteront. Et que les guinéens vivent libres dans une république, ni tripatouillage de la Constitution ou  des lois de la république. Si nous sommes entendus, je crois que c’est quelque chose. », explique le leader du Bloc Libéral qui s’exprimait ce matin dans l’émission ‘’Les Grandes Gueules’’ chez confrères d’Espace fm.

A la question de savoir si les manifestations politique qui amènent la violence, Dr Faya Millimono recadre le débat :

« Nous devons commencer par nous réveiller. Aujourd’hui, tout est fait de violence dans ce pays. Nous avons été gazés et bastonnés, c »était devant la Cour Constitution, ce n’était pas une marche, j’étais avec d’autres leaders c’était un sit-in. Nous sommes allés là bas on a trouvé des policiers, des gendarmes, on s’est adressé à eux. Ils ont vu que nous n’avions pas de bâtons. On est venu, on est assis par terre, on nous a jeté de gaz lacrymogène. Notre pays est en train de devenir sauvage, il faut que nous dénoncions l’origine du mal. », regrette-il.

En attendant, le leader du Bloc Libéral espère qu’à travers cette grève de la faim, l’appel de sa formation politique pour une résolution de la crise qui mine l’éducation nationale, sera entendu.

Abdoul Wahab Barry, www.kababachir.com

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