Crise politique : L’opposition lance un ultimatum de 2 semaines aux facilitateurs

Au terme d’une réunion tenue samedi au QG de l’UFDG à Hamdallaye CBG, l’opposition guinéenne lance un ultimatum de 2 semaines aux facilitateurs nationaux et internationaux afin de trouver une solution à la crise politique qui perdure.

Selon le porte parole Aboubacar Sylla, depuis le début du dialogue politique, qui a démarré le 18 juin, la mouvance présidentielle s’est inscrite dans une logique de bloquer le dialogue. Une situation qui ne puisse pas faire bouger les lignes.

« Nous avons surtout noté le refus délibéré du gouvernement et de sa mouvance politique d’accepter un dialogue franc, sincère et ouvert pour permettre aux guinéens de discuter autour de la même table, des problèmes qui les opposent.

Et, les questions liées à la transparence du processus électoral en particulier. Sur les points inscrits à l’ordre du jour, quatre étaient directement liés au processus électoral. Aucun consensus n’a pu être trouvé en dehors des questions liées au ficher électoral. Nous sommes tombés d’accord sur le principe de sa consolidation en tenant compte des irrégularités qui ont caractérisé la dernière révision du ficher électoral avec l’enrôlement des centaines de milliers de mineurs. Mais, il n’y  a eu aucun accord sur les autres sujets.

Le problème des élections communales, le problème des délégations spéciale, les questions liées à la CENI et au ficher électoral en général.  Nous avons constaté qu’il y avait une mauvaise volonté de la part des autorités de ce pays pour un dialogue franc et sincère qui avait cristallisé un espoir de la part des guinéens. », a déclaré Aboubacar Sylla à la presse au sortir de la réunion.

Devant l’échec des négociations, l’opposition n’entend pas baisser les bras et menacer de reprendre les manifestations politiques dès après le mois Saint de Ramadan.

« Nous avons pris la décision : dès au sortir de ce mois de Ramadan, nous allons reprendre nos manifestations sur les places et voies publiques. Dans un délai maximum de deux semaines, nous allons commencer encore d’engager ces manifestations puis qu’apparemment le dialogue n’est pas possible pour une sortie de crise. Nous espérons que dans les deux semaines qui restent, les bonnes volontés vont s’investir pour rapprocher les positions. » a-t-il souhaité.

Etaient présents à cette rencontre, Cellou Dalein Diallo (UFDG), Sidya Touré (UFR), Faya François Bourono (PEDN), Elhadj Alpha Ibrahima Sila Bah (PGRP), Aboubacar Sylla (UFC), Mamadou Bah Baadiko (UFD), Mouctar Diallo (NFD), Georges GandhiTounkara (UGDD).

Abdoul Wahab Barry, www.kababachir.com

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