Crise postélectorale : Me Cheick Sakho s’est-il planté ?

Les ministres de Condé vont dans tous les sens : c’est la débandade. Certains ne rêvent plus d’être reconduits. D’autres, usant de leur statut de faiseur de roi de courtisans invétérés, s’accrochent. Tentent le tout pour le tout pour espérer figurer dans le futur gouvernement. Parmi ceux-ci en bonne place le ministre de la Justice, celui des Affaires étrangères, entre autres.

Cheick Sako s’est récemment prononcé sur la nécessité de la construction d’un Etat de droit en Guinée en s’appuyant sur le respect absolu de la loi.Il a ensuite a mis l’accent sur la fragilité de la Guinée, rapporte le gouvernement, en rappelant que le gouvernement prendra toute sa responsabilité vis-à-vis de l’incitation à la violence prônée par l’un des leaders. Il précisera que cette attitude est passible de sanctions conformément au droit pénal guinéen. Toujours dans un ton très ferme, le Ministre de la Justice, Garde des sceaux, dira que la « Guinée n’est pas un pays pendu comme ça au ciel, elle est dans le concert des nations et a ratifié le traité de Rome ». Une manière de dire qu’en cas de violence, si la Guinée ne prend pas ses responsabilités, la justice internationale le fera avant de marteler que la Guinée ne fera pas l’exception du moment où il y’a eu des exemples en Côte d’Ivoire et au Congo.

Il n’en fallait pas plus pour s’attirer les foudres des opposants qui crient au mélange de genres. Pour le porte-parole de l’opposition républicaine, intervenant sur une radio de la place, « Quand un ministre de la justice s’érige en défenseur de la loi. Je ne sais s’il fait …très bien la part des choses. La séparation des pouvoirs consacre l’indépendance du système judicaire sur le système législatif. Le ministre de la justice relève du système exécutif, il ne peut pas être le garant de la loi. Le garant de la loi, c’est le système judicaire, ce n’est pas le ministre de la justice. S’il s’érige en garant de la loi, en lançant des menaces qui n’ont pas d’objet, je pense que ces menaces-là devraient s’adresser au premier chef, aux autorités de ce pays dont on connait le bilan en matière de droit de l’homme : 65 manifestants tués, des morts à Galakpaye, à Saoro, à Womey. »

Comme quoi, le ministre de la Justice s’est planté.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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