Crise sanitaire en Guinée: le climat des affaires vu par un opposant

Le climat des affaires n’est pas des plus attractifs en Guinée. Aujourd’hui encore plus avec le virus Ebola qui ravage à tout-va. Jusque-là en effet, le gouvernement tentait de convaincre les plus sceptiques quant aux bonnes performances de l’économie nationale. Mais, à ce jour, on ne peut plus nier le soleil en plein midi d’été. Le pays est davantage malade. Bien malade. Une occasion que choisit Dalein Diallo pour passer sous peigne fin ce climat des affaires qui d’abord bancal avant d’être inopérant.

 « Les autorités ont fini par prendre conscience de la gravité de l’épidémie peut-être sous la pression de la communauté internationale ou peut-être en raison des dégâts causés par la maladie. Cependant, nous déplorons le manque de rigueur et de responsabilité dans la gestion de la crise sanitaire. Pendant longtemps, les autorités ont cherché à protéger l’image du pays pour favoriser les visites annoncées des Chefs d’Etat, des investisseurs et touristes », dira Dalein Diallo. Lequel refuse de croire que la réussite de la gouvernance de Condé est a été endommagé par Ebola. L’échec était déjà là avant Ebola. « Il est évident, Ebola aura un impact négatif sur l’économie mais il ne faut pas porter tout le chapeau à Ebola. Les prévisions de 2014 en terme de croissance étaient, par exemple, de 4,5 contre 2,3 % en 2013, sans Ebola, soit deux ans après l’annulation de la dette, et ce, en dépit du potentiel économique du pays, du soutien des partenaires. Rien ne peut expliquer cette contre-performance sinon que la qualité de la gouvernance et les politiques du régime. La Sierra Leone a fait une croissance de 14,8, contre 9% pour la Côte d’ivoire et 8 pour le Liberia. »

Dalein ne comprend pas pourquoi le pouvoir de Conakry peine encore et toujours – malgré le bruit – de dépasser 2,3 de taux de croissance, après le point d’achèvement de 2011.

Jeanne FOFANA, Kabanews

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