Croissance économique: « Le PIB de la Guinée est mal évalué », selon Kassory Fofana

« Le PIB de la Guinée est mal évalué. » C’est par ce bout de phrase que le Premier ministre évoque la croissance économique. S’agissant justement de ce Produit intérieur brut (PIB) Kassory Fofana déclare que la base de données d’évaluation repose sur le système de comptabilité national de 1968.

Et de poursuivre ; « Si vous réévaluez cela comme c’est en cours d’être fait parce qu’on est entrain de reprendre les données sur la base du système de comptabilité national de 1993 et de 2006 je crois, si vous réévaluez vous arrivez à un PIB non pas de 7 milliards comme ça y ait dans les données aujourd’hui, nous arrivons plutôt à un PIB de 10 milliards au jour d’aujourd’hui. » Ainsi, « Quand je dis, nous allons atteindre la croissance à deux chiffres, c’est par comparaison de toute chose étant égal comme on le dit. Si vous prenez vous utilisez le même mode d’évaluation et le même mode de comparaison d’année en année sur la base donc de notre façon de faire vous appliquez ça sur les chiffres des années 2016, 2017, 2018 jusqu’en 2020, vous vous apercevrez que nous sommes presque déjà à deux chiffres. »

Ce qui revient à dire, selon Don Kass que « Les performances en termes de stabilité économique sont bonnes. » Seulement, reconnait-il, « Les Guinéens ne le sentent pas. Or, il faut maintenant qu’ils le sentent à travers l’amélioration du cadre de vie. »

Après tout, « La croissance a pour source pas seulement l’investissement public, mais surtout l’investissement privé. Dans les conditions actuelles, quand vous regardez les volumes d’investissement qui portent la croissance économique de la Guinée, aujourd’hui, c’est le secteur minier. Et l’investissement dans le secteur minier ne vient pas des tiroirs du ministre des Finances, ça vient du privé, donc ça compromet. Mais par contre, je ne veux pas dire protéger l’effort public d’investissement n’est pas une nécessité, c’est nécessaire, il faut qu’on investisse dans les routes, dans la formation, dans l’environnement. »

S’agissant des coupes budgétaires, elles ne « compromettent pas la croissance pour l’essentiel. Parce que nous avons la revue du portefeuille qui permet d’observer, il y a beaucoup de projet qui ne sont pas pertinent et qui ne sont pas mûr. Pourquoi retenir le budget des projets non mûrs, alors qu’il y a des besoins par ailleurs. Ce ne sont pas des coupes qui gênent fondamentalement le programme d’investissement. »

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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