Dalein échappe à un assassinat : pourquoi l’opposition doit réagir ?

Comment va réagir l’ensemble des opposants épris de démocratie et de paix, suite à la tentative d’assassinat du chef de fil de l’opposition guinéenne, alors qu’il était en train d’exercer son droit constitutionnel : marcher pacifiquement ?

Première réaction et à priori, ce doit être des déclarations. Ce qui, en soi, constitue une molle réaction, par rapport à la forfaiture commise et perpétrée contre Dalein Diallo. Cette tentative n’est que la fumée, en attendant la grande annonce liée à la modification de la constitution dont le verrou vient de sauter à la Cour constitutionnelle. En effrayant ainsi Dalein Diallo, Lansana Kouyaté, Sydia Touré et les autres, quelle que soit leur mésentente avec le président de l’UFDG doivent réagir énergiquement pour parer à d’éventuelles manœuvres. Il sera question de mettre à côté les querelles d’égos afin de montrer à la face du régime despotique de Conakry que les opposants peuvent s’assembler quand la Constitution est menacée.

Il n’est plus question de voir Dalein, ce leader de l’UFDG mais Dalein ce cobaye qu’on intimide et à travers lui, tous les autres leaders politiques. Attendre, serait déjà suicidaire. C’est maintenant ou jamais. En attendant, par la voix d’Ahmed Kourouma(GRUP de Papa KolyKourouma) au terme d’une réunion de l’opposition au domicile de Dalein à Dixinn, les compagnons d’infortune annoncent : « Nous appelons également lundi prochain à une ville morte pour montrer à la face du monde que la Guinée ne va devenir un pays dictatorial. Le mardi, nous appelons nos militants à sortir massivement pour une marche pacifique afin de montrer que nous avons à cœur le respect des accords. » Simultanément, sur d’autres médias guinéens, Sidya Touré et Lansana Kouyaté ont réagi. Le premier déclare: « Des coups de feu contre le véhicule de Cellou, cela rappelle le 20 septembre 2012. Cellou,Kouyate et moi-même avons été visés. Attention n’allumez pas un incendie qu’on ne pourra plus éteindre. Le combat politique sans violence doit être encore possible en Guinée. » Le second, plus tranchant fulmine : « Nous venons d’apprendre les violences intervenues lors de la marche de l’opposition.Nous condamnons les tirs à balles réelles sur le véhicule du président de l’UFDG.Notre pays a besoin de paix basée sur la justice. »

C’est toute l’opposition qui doit réagir énergiquement ou carrément périr dans les prochains mois. C’est un choix historique à faire.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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