Dalein et Sydia à de meilleurs sentiments : que peut-on s’attendre ?

Le fait de s’entendre en une fraction de seconde dans un climat politique des plus acres, ne doit pas faire honneur au RPG. La sérénité ne doit pas y être. Pourtant, Dalein Diallo et Sydia Touré ont accordé leurs violons.

D’ailleurs, dans les discours tenus au cours de leurs assemblées générales ordinaires, ont presque les mêmes teneurs. Les mêmes engagements et les mêmes dénonciations. Leur présence à la CENI, leur rage de marquer 2019 et 2020 en disent long sur leur volonté d’en finir avec un régime chaotique devenu antidémocratique.

« La déstructuration des institutions de la République fait partie de la politique de ce gouvernement, faire en sorte que tout s’affaiblisse. Sinon, la Constitution guinéenne, normalement, a indiqué de la manière la plus claire que le mandat des députés devait s’achever avant le 13 janvier. C’est parfaitement clair. Et dans tous les autres pays, même au Mali où il a fallu un consensus pour reporter à cause de la guerre. Mais tous les autres pays, à date, ils organisent les élections », a dénoncé pour sa part le président de l’UFR.

Dalein, plus tranchant, invite à affronter Alpha Condé, le géniteur de la décadence démocratique. Le rapprochement – comme c’en est un – entre les deux anciens premiers ministres pourrait bien précipiter l’élan nauséeux que prépare le RPG avec à sa tête Alpha Condé.

La friction entre les deux hommes semblait, à s’y méprendre, enchanter Boureima Condé : « Dans la Loi rien n’indique que je dois désigner qui doit avoir quoi dans la répartition.  Je ne me fourvoie pas dans ces calculs (…) Nous avons écrit à la mouvance, à la société civile qui ont fourni leur liste dans les délais, il n’y a pas eu de couacs. Nous avons écrit au chef de file de l’opposition pour nous envoyer les sept représentants de l’opposition. »
Le pire aura été évité !

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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