Dalein et Sydia soucieux de l’école guinéenne

Ousmane Kaba du PADES s’était largement étalé sur la crise qui prévaut au niveau du système éducatif guinéen et du faible budget alloué au secteur. A sa suite, Dalein Diallo et Sydia Touré se sont, chacun exprimés et ont traduit tous leurs soucis.

Pour Dalein Diallo, « Nos enfants ne vont pas à l’école. Nous courrons vers une année blanche, chose qui peut coûter cher à l’éducation de nos enfants. On ne peut pas sacrifier l’éducation de nos enfants, car j’estime qu’elle est plus importante que les infrastructures. C’est également un secteur qui mérite l’attention de tous. Mais lorsque vous faites preuves de mépris par rapport aux autres, vous perdez la crédibilité. La Guinée d’aujourd’hui et de demain dépend de l’importance qu’on accorde à l’éducation, mais le gouvernement ne s’intéresse pas à cela. Si vous prenez le budget accordé à l’éducation dans notre pays, c’est moins de 14%, contrairement au Sénégal où vous avez 29%. »

Sidya Touré est du même avis, lorsqu’il intervenait, le mardi 27 novembre 2018, dans une émission radio : « Le gouvernement a une responsabilité, c’est d’éduquer nos enfants, faire en sorte que nous soyons parmi les pays qui permettent à leurs élèves, à leurs étudiants d’être parmi les meilleurs. Parce que vous savez que le monde aujourd’hui est une compétition pratiquement planétaire. Il n’y a aucune possibilité d’imaginer qu’on ne peut pas discuter avec les gens. Donc, je suis pour la discussion, je suis pour le dialogue et je pense qu’avec un peu de crédibilité, quel que soit le sujet, on peut discuter et trouver des solutions »

Auparavant, le même opposant avait lancé : «De grâce, qu’on revienne sur cette question et qu’on ait un débat là-dessus et que la Guinée puisse consacrer, je dirai, un tiers de son budget de fonctionnement à l’enseignement à la formation et à l’éducation. C’est la seule chance pour nous, c’est la seule chance pour tout pays au monde et notamment nous qui avons énormément de retard par rapport aux pays limitrophes comme le Sénégal. Nous devons nous pencher sur cette question afin de trouver une solution. »

Sauf que ce gouvernement n’en a cure.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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