Damantang Camara :la fin d’un repos forcé et calculé

Le retour de Damantang Camara met ainsi fin un repos forcé mais bien calculé. Cet ancien porte-parole du gouvernement était dans l’équipe depuis 2010, en qualité de ministre de l’Enseignement technique, de la Formation professionnelle et de l’Emploi et du Travail avant d’être remercié pour assumer le titre de ministre conseiller.

Cela, pour mieux calmer les ardeurs du SLECG du camarade Aboubacar Soumah. C’est pourquoi, à son limogeage, le syndicaliste déclarait : « Je crois que le président a dû répondre aux cris du syndicat de l’éducation et aux cris des enseignants. Les dénonciations que nous avons faites ont eu leurs effets puisque comme on l’a toujours dit, Damantang Camara ne maîtrisait pas son domaine. Un ministre du travail doit être sensé connaître les textes et les lois qui régissent les relations sociales. Mais lui, il a fait preuve d’incapacité notoire parce qu’il n’a fait que semer la confusion. Donc, je crois que c’est une bonne chose que le président ait pensé à le mettre de côté. En tout cas, nous dirons que c’est un premier pas effectué par le chef de l’État. »

Damantang Albert Camara était soupçonné en effet, de mettre le pied sur la réalisation des revendications syndicales. Il jouait aussi en faveur de la faction de Souleymane Sy Savané déjà excommuniée par le SLECG. Soumah a qualifié le Ministre Albert Damantang Camara «d’incompétent », avant d’ajouter : « Quand un ministre confond le Code du travail et la loi LO28 qui régit les fonctionnaires et le code du travail qui régit le secteur privé, alors je ne sais pas, comment est-ce qu’il faut écouter une telle personnalité. »

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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