Damaro Camara : le cynisme exubérant d’un mythomane !

Damaro Camara a désormais supplanté et à pieds levés un certain Alhassane Condé, alors ministre de la Décentralisation qui a sérieusement crée et entretenu la cristallisation des clivages ethniques avant d’être dégommé du gouvernement et occuper le rôle des seconds couteaux à la Présidence de la République. Par ce geste, le mythomane député du RPG a opté pour un cynisme exubérant bien nauséeux.

C’est en effet à travers lui et les autres fossoyeurs de la démocratie qu’on est en train de militariser l’Axe, celui qui joué jusqu’à ce que ‘’l’opposant historique’’ devienne aujourd’hui président de la République : « (…) L’Etat a le droit régalien de rétablir l’ordre. Maintenant, sur l’Axe de Bambéto, ce n’est plus un maintien d’ordre, c’est une lutte contre le grand banditisme, contre la criminalité. On ne doit plus aller avec des bâtons là-bas. On doit aller avec des armes parce qu’on est soumis à être tués, pas par des manifestants. Pour moi, ce sont des bandits. (…) »

 Très vite, l’opposition réagit : « Ces propos d’un élu sont insoutenables. Monsieur Amadou Damaro Camara, en qualifiant l’opposition et ses militants de ‘’bandits’’, encourage et cautionne ainsi l’usage des armes de guerre contre les manifestants avec, à date, plus de 100 morts dans cette zone ciblée. Ces propos irresponsables, anti-démocratiques et antirépublicains peuvent engendrer des périls majeurs sur la cohésion sociale, voire sur l’unité nationale. » Et l’opposition d’ajouter : « La jeunesse de l’Axe n’est pas une jeunesse dévoyée. Ni pour l’argent, ni pour une ethnie, ni pour un parti. Se dressant contre tous les régimes dès lors qu’ils agressent les valeurs de la République, elle a ainsi payé le tribut le plus lourd pour la conquête de la liberté et de la démocratie dans notre pays. » Certes, Damaro Camara exprime un souci pour stopper la grave crise politique et sociale dans les quartiers difficiles de Bambeto, Coza, Wanidara, etc., et qui menace aujourd’hui la stabilité politique de la Nation.

Sauf que le recours à l’Armée « est un couteau à double tranchant, potentiellement dangereux. Si tout va bien tant mieux. Mais les moindres dérapages dans ces quartiers difficiles, mal structurés et où l’Etat est quasiment absent, pourraient avoir des conséquences politiques et sociales lourdes, et qui risquent de reproduire le même scénario que celui qui s’est passé le 28 Septembre 2009 au Stade du même nom. Le mandat de l’Armée devrait être officiellement décliné non pas en termes de Communiqué de réquisition des militaires, mais en termes de règles d’engagement claires et précises. Ces règles devront être expressément suivies par les militaires entrant dans cette opération de soutien à la Force Publique (Police et Gendarmerie), tout en demandant l’accord express de l’Assemblée Nationale », peste un Internaute.

De toute évidence, quand on fait recours à la force publique dans les opérations de maintien d’ordre, il y a des règles d’engagement claires et nettes qui sont toujours déclinées au prime abord. Mais Damaro veut faire partie des promoteurs de projets politiques funestes. Ce même internaute interpelle Damaro et Cie : « Faites venir les instructeurs militaires et les Services de l’intelligence Israéliens et Algériens pour reconstruire le Plan stratégique décennal de réforme de la Police, de la Gendarmerie et de la Justice. Tant que le Gouvernement ne prendra pas les décisions frontales qui s’imposent pour la restructuration de ces 3 secteurs régaliens, la situation sécuritaire ne marchera pas, et aucun développement ne sera possible. »

En tout état de cause, celui qui doit avoir un bilan à présenter c’est bien Alpha Condé. Et c’est lui qu’on pousse au chaos, à travers l’interdiction de toutes manifestations politiques, syndicales ou sociales. Un sérieux recul démocratique dont se félicitent encore hélas Damaro, Kassory et tout le bataclan. Et pour danser au rythme d’un cynisme collectif exubérant de mytho nauséeux et aux abois.

 

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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