Damaro, mieux placé pour dénoncer la délinquance financière dans les Universités ?

Au-delà du fait qu’il soit le président de l’Assemblée nationale et ancien patron de la majorité sous la dernière législature, Damaro Camara est loin d’incarner l’homme neuf, l’homme sans reproches qui peut intervenir mais surtout dénoncer la délinquance financière dans les Universités publiques et privées en Guinée.

En effet, lors qu’il était patron de la majorité, bien des malversations liées à l’achat des véhicules des députés notamment lui collent à la peau, lui, le questeur et le Kondiano lui-même. Plus récemment, avant sa prise de fonction, des marchés ont été octroyés à sa famille pour l’aménagement du Parlement. Aucun appel d’offre n’ait été lancé. Actuellement, le Parlement est en chantier et c’est un marché public, mais, selon des sources, les services de l’Administration et contrôle des grands projets (ACGP) n’ont pas vu le contrat. Même sentiment au niveau de la direction nationale des marchés publics. Damaro a la main dans la pâte et personne n’ose piper mot.

Aujourd’hui, comme le bossu ne voit pas sa bosse, il fouine chez les autres. C’est ainsi qu’il déclare :   « En ce qui concerne les universités privées, si vous vous souvenez, j’ai dénoncé les universités privées ici pendant la huitième législature. Qu’est-ce qu’on a constaté ? On annonçait quarante mille étudiants dans le secteur des universités privées. Après la biométrie on a trouvé vingt un mille mais au nombre des quarante mille elles avaient consommé plus de mille deux cents milliards de francs guinéens en cinq ans. Les Université publiques même on parlait de soixante-dix ou de soixante-quinze mille étudiants. Il n’y avait en réalité que trente-sept mille. Des pratiques comme pour la médecine, je crois c’étaient dix-sept millions de bourses par étudiant en médecine. Quand on dit j’ai mille étudiants, il y avait dix-sept milliards de francs guinéens. Vérification faite, il y aura peut-être cent ou deux cents au maximum. Mais ils recevaient le paiement. Ça s’était dans les Universités privées et publiques. Que ça soit de telle pratique par l’élite, la couche intellectuelle du pays qui a créé cette manne financière depuis les ministères jusqu’aux fondateurs. »

Ousmane Kaba fondateur de Kofi Annan et président des associations des Universités privées de Guinée doit certainement réagir, lui qui a eu maille à partir avec les rapports d’audits et la biométrie des étudiants.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.