De la qualité des ressources humaine dans l’Etat guinéen

Alpha Condé a demandé à son gouvernement de prendre en compte les questions liées à la qualité des ressources humaines lorsqu’il est envisagé de transposer au niveau national les expériences réussies dans d’autres pays. C’était au cours du conseil des ministres de la semaine dernière à Conakry.

En effet, la gestion des ressources humaines notamment celle liée à cet autre pan de l’Etat pêche à bien des endroits, à cause notamment de l’amateurisme qui prévaut depuis l’arrivée d’Alpha Condé en Guinée 2010. Au niveau de l’administration publique, cette même gestion souffre de la même complaisance. De toute évidence,  si on fait un petit tour dans certains départements ministériels du pays, on a l’impression que les fonctionnaires sont inutilement nombreux. Ils sont poirotent quand ils viennent au service. Certains n’ont même pas de bureau et donc sont contraints de déambuler de bureau en bureau s’ils ne sortent pas tout simplement des locaux pour s’asseoir dans un café à proximité.

Parmi cet effectif qui va croissant, de nombreux jeunes qualifiés qui n’attendent qu’à être mis en valeur. Et cela passe nécessairement par une réelle politique de gestion des ressources humaines. Une gestion quasiment absente dans les Ministères. Les fonctionnaires se gâtent. Ils ne peuvent pas valoriser leurs expériences et pratiques. Certains ont bien étudié dans des Universités occidentales, maghrébines et/ou orientales.

Faute de trouver mieux sur un marché de l’emploi très étriqué, ces diplômés n’ont de cesse de demander des postes de responsabilités afin de mieux assurer la relève de demain. Un bon groupe a réussi les autres se tournent les pouces.   Alpha Condé en est conscient. C’est pourquoi, au cours d’un autre Conseil des ministres, il « a réitéré au gouvernement la nécessité de la gestion rationnelle des ressources humaines compétentes au niveau des structures de l’administration publique. » Seulement, lui-même il a cultivé en même temps le népotisme et le clientélisme dans le choix des hommes qui nous gouvernent.

C’est déjà une devise…

 

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

 

 

 

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