DECLARATION DES BIENS : Qu’en est-il ?

Quatre jours après l’ultimatum fixé par la Cour constitutionnelle aux ministres et hauts responsables retardataires, on ne sait toujours rien de la déclaration des biens. Jusqu’ici, l’opinion publique n’est informée de la déclaration (somme toute formelle et tardive également) des biens que du président de la République. Pour les autres membres du gouvernement (le PM en tête ?), les présidents des institutions républicaines et les responsables des régies financières, c’est l’omerta totale. Pourtant, constatant le peu d’empressement que les uns et les autres manifestaient à l’idée de rendre public leur patrimoine, la Cour constitutionnelle s’était fendue d’un communiqué fixant la date butoir au 18 février 2015. Mais depuis, rien !
La question est bien celle de savoir à quel niveau ça coince. Serait-ce que les ministres et les autres hauts cadres rechignent à se soumettre aux dispositions de l’article de la constitution ? Cela confirmerait la faible influence que les institutions guinéennes ont sur les individus. Car il serait inadmissible qu’en dépit d’un rappel explicite et d’une mise en garde publique par la Cour constitutionnelle, certains refusent encore de se plier à cette disposition de la charte nationale.
Mais il est également possible que ce soit la Cour constitutionnelle qui retarde dans la communication de la liste de ceux qui ont déclaré leurs biens. Ce qui, là aussi, révélerait du dysfonctionnement et d’un certain amateurisme de la part de cette haute juridiction. Autrement, quand on a publiquement fixé un délai butoir, il est attendu qu’on rende compte de ce qui s’est passé, de manière à informer les citoyens qui, à un niveau, sont les destinataires de cette déclaration des biens.
Anna Diakité, www.kababachir.com

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