Déclaré mort politiquement, Dalein ébouillante toujours le RPG

Si le RPG estime que Dalein Diallo est mort politiquement, Alpha Condé est loin d’être de cet avis. Le leader du RPG est conscient que certains adversaires politiques de moindre envergure sont broyés et leur avenir ne s’écrira plus avec le RPG. Même des grands leaders politiques dont l’UFR branle.

Par contre, à l’UFDG, malgré le kidnapping en séries, malgré l’arrestation plusieurs manifestants, qui sont venus rejoindre les quelque 350 personnes arrêtées depuis le scrutin, selon le décompte de l’Alliance nationale pour l’alternance démocratique (Anad), Dalein Diallo tient debout. Pourtant, plusieurs figures de l’opposition sont écrouées pour « détention et fabrication d’armes légères, association de malfaiteurs, trouble à l’ordre public, pillage et destruction, participation à un attroupement, propos incitant à la violence ». Parmi elles : Ibrahima Chérif Bah, vice-président de l’UFDG et ancien gouverneur de la Banque centrale de Guinée, Ousmane Gaoual Diallo, directeur de communication et conseiller politique de CellouDalein Diallo, ou encore Etienne Soropogui, président du mouvement Nos valeurs communes.

Pourtant, Dalein est privé de siège, de lieu de rassemblement de ses militants, de lieu de réunion avec le Conseil politique et toute sa suite. Pourtant Dalein est privé de tous voyages pour l’étranger, mais, le leader de l’UFDG tient, comme si c’était hier. Il a même contourné l’interdit d’accéder aux temples de son parti pour user des réseaux sociaux et maintenir son parti à flots. Il réussit aujourd’hui, par la plus belle des manières, à ébouillanter le pouvoir, le régime, Alpha Condé et la bande de vautours de la République.

Cette posture agace le RPG et c’est pourquoi, dans une déclaration, le parti dénonce : « Dans ses interventions tous azimuts dans les médias où il a élu domicile, déclaré “politiquement mort”, CellouDalein Diallo essaie d’entretenir l’illusion qu’il existe encore, bien que n’étant plus que l’ombre de lui-même. Il fait croire que son parti fait peur, alors qu’il en a fait un corbillard politique et une machine à perdre les élections depuis 2010. Le président de l’UFDG est dans un déni permanent, incapable de sursaut personnel de conscience, même tardif et de lucidité politique. Paniqué sous la tyrannie de ses ambitions déçues et dans l’hystérie politique et médiatique qui s’est brutalement emparée de lui, Cellou Dalein perd complètement la raison ! »

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.