Déguerpissements sauvages et mensonges d’Etat

Complot contre des citoyens guinéens sans défense, mensonges d’Etat, compromission, imposture à grande échelle, cynisme collectif, etc. décidément, les Guinéens se sont mal barrés avec l’arrivée d’Alpha Condé, sa clique, ses guérilléros à la courte mémoire, guidés par la revanche outrancière et l’application de l’insolente politique, ‘’Le maître a dit’’.

Kassory, devant les députés n’a eu ni la gêne, ni l’humanisme, ni la courtoisie, ni même la subtilité de répondre à la question : qui a autorisé les casses, ayant conduit aux déguerpissements sauvages des citoyens ? La réponse est tout de même sans ambages : « Il s’est passé autour de ces casses quelque chose révélateur des tares ou insuffisances dans le fonctionnement de notre système administratif. Le président de la République n’a pas donné l’ordre de détruire les maisons. Il n’était même pas au courant. C’est quand on s’est retrouvé, le président de la République et moi, avec le ministère de l’urbanisme avec ses cadres, qu’on s’est rendu compte que l’ordre qu’il a donné n’a pas été respecté. L’ordre de casser les maisons, personne ne sait d’où ça vient. »

Soit Kassory est un imposteur en puissance, soit il couvre naïvement son mentor, soit il livre tout simplement son homonyme de l’Urbanisme : Ibrahima Kourouma. Seule évidence, le 9 mars 2021, sur sa page Facebook, le ministre de la Ville et de l’Aménagement du territoire déclarait : « Sur instruction du PRG, j’ai lancé le lundi, 8 mars à Kagbelin, l’opération de dégagement des encombrants physiques (…) avec pour objectif : offrir aux Guinéens un cadre de vie décent. »

Sur tous les écrans TV, ces démolitions suivies de sanglots, de bagarres, c’est selon, ont fait l’objet de diffusion. Si Kassory ne savait pas qui a donné l’ordre, il aurait dû prendre attache avec le président dès les premiers jours. Où à la limite, au ministre Kourouma. Si Kassory était réfléchi, plus responsable, plus bienveillant, il aurait pris son bâton de pèlerin pour aller à la rencontre de citoyens victimes de déguerpissement. Mais, l’opinion nationale se rend compte que l’Etat est dans un mensonge sans précédent.

Comme mea culpa, « Le président de la République a décidé que tous ceux qui ont des titres fonciers dont les maisons sont cassées, qu’ils présentent les papiers, l’Etat s’engage à les rembourser. C’est une décision ferme du président et je suis appelé à y veiller. J’ai demandé au ministre de l’urbanisme de s’organiser pour prendre note de tous ces cas, irrégulièrement cassés. Parce que l’instruction du président c’était de libérer juste les emprises des routes. Mais que des gens aillent dans les quartiers pour casser les maisons des citoyens, nous ne savons pas d’où ça vient.»

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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