Des charivaris dans l’installation des conseillers communaux

L’attente aura été longue, depuis la tenue des communales en février. Les opposants ont mis la pression avec les marches pacifiques. Finalement, ils se sont retrouvés avec le pouvoir pour trouver un consensus. Seulement, depuis cet accord, des charivaris empêchent l’installation des conseillers communaux. Les mêmes opposants s’impatientent sachant que rien n’est jamais acquis avec le régime.

Une occasion pour Damaro Camara de rappeler qu’après la signature de l’Accord politique, « il y avait des ajustements à faire entre mon ami Aliou Condé et moi sur certains quartiers. Par exemple à Bissikirima, il ne s’agissait pas de la commune rurale, mais des districts. L’exécutif de la commune rurale est libre aux élections. Dans les accords quand on dit 6 communes rurales, on a cru que c’est les exécutifs communaux. Donc, il y a encore les problèmes de ce genre qui sont à régler. Sur les listes des quartiers, il y a eu des erreurs qu’on est en train de corriger. »

De toutes les façons,« C’est l’opposition qui a demandé à ce que les conseillers communaux ne soient pas installés depuis 6 mois. Maintenant, attendre 2 ou 3 semaines ça leur paraît trop long. Alors ce sont eux qui ont bloqué le pays pendant 6 mois. » Pour sa part, Bah Oury identifie les acteurs : Les signataires des accords du 08 août 2018 sont les  seuls concernés. Et Bah Oury d’ajouter : « Le gouvernement et en particulier le Ministre de l’Administration du Territoire ont ainsi contribué à décrédibiliser les institutions du pays, désavouant l’autorité de la CENI et discréditant aux yeux de l’opinion nationale le principe du vote. C’est un précédent dangereux pour la Guinée car sa crédibilité interne et externe est sérieusement atteinte. Que se passera-t-il demain, dans le cadre d’une élection nationale, avec une telle jurisprudence ? Ce sera le blocage du pays et l’inauguration d’une période d’instabilité avec toutes les conséquences fâcheuses possibles. La République est dans ce contexte en danger. »

On ronge les freins !

Jeanne Fofana, www.kababachir;com

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.