Des dissidents désavouent le SLECG : un pari risqué, mais gagné !

« Ce n’est pas une grève », « C’est un mouvement de dissidents », « Ce sont des frustrés qui créent le désordre », etc. Les déclarations belliqueuses de Damantang et Ibrahima Kalil Konaté K au carré ont jeté le trouble dans ce qui pourrait être géré en toute responsabilité. Le tout, facilité par l’obséquiosité du noyau syndical du SLECG, jetant la pierre aux dissidents. Aucun discours de rapprochement de positions n’a été tenu.

Le comble ? L’arrestation de certains dissidents, suite à une plainte formulée par le Pré-Universitaire, à travers le ministre K au carré. Ces dissidents n’ont pas lâché prise. Au creux de leur cachot, ils appellent les autres enseignants à maintenir le mot d’ordre de grève.

Ce lundi, ce mot d’ordre a été bien suivi, avec de fortes perturbations dans les écoles, dans les rues et au niveau du grand marché de Madina. Les mêmes échos ont été signalés dans bien des localités à l’intérieur du pays. Ce fut un pari risqué, amis rassemblement, un pari gagné, ne serait-ce que pour la seule journée de ce lundi où tous les établissements publics et privés ont lâché les élèves et baissé leur rideau.

On se rappelle, il y a quelques heures plus tôt, le SLECG se fendait une déclaration pour indiquer qu’il n’a jamais organisé une grève sectorielle mais « plutôt dans l’intérêt général de tous les travailleurs du système éducatif. » En conséquence : « Le mouvement de grève ainsi projeté est l’œuvre d’un groupe d’individus malintentionnés pour servir leur intérêt personnel et égoïstes en voulant provoquer l’implosion de notre grand SLECG ». Ce lundi a donné raison à qui de droit. Et provoquer un branle-bas au niveau de la Primature, du CES de Rabiatou Sérah Diallo et bien ailleurs. Suffisant pour désavouer le SLECG !

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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