Des fiefs du parti au pouvoir enlevés : le RPG passe aux aveux

La tenue des communales a mis à nue et ce jusqu’à la lie, la fragilité du RPG. Des fiefs jusque-là imprenables (Faranah, Kaloum, etc.) sont tombés dans l’escarcelle soit de l’opposition, soit des candidats indépendants. Le parti au pouvoir a été malmené dans bien des circonscriptions électorales. Et il passe aux aveux.

« Lors de ces élections communales et communautaires, nous n’avons pas atteint notre objectif qui était de gagner l’ensemble des Communes de la République de Guinée. Mais, nous allons tirer les conséquences de ces difficultés afin que nous nous préparions pour les élections législatives. Il est important que tous les militants sachent qu’il faut que notre parti s’organise davantage, du sommet à la base et de la base au sommet, pour pouvoir gagner, et largement gagner, les élections législatives prochaines. Il faut qu’on ait une assemblée où on aura la majorité absolue », diagnostique Hady Barry, transfuge de l’UFDG.

Pour lui, «Une large victoire du RPG arc-en-ciel, lors des législatives à venir, pourrait aider à poursuivre les réformes qui sont engagées dans notre pays. » Pour y arriver, il dresse le parti contre les opposants afin de leur barrer la route : «En 2020, le RPG ne compte pas laisser l’opposition prendre le pouvoir en Guinée. » En attendant, les communales en disent long sur ce qu’on pourrait attendre du résultat de cette autre joute électorale. Mais quand on est transfuge d’un parti, on rêve et on se fait remarquer, le temps de changer encore de camp, au gré des régimes.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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