Des syndicalistes devant les Tribunaux : Alpha Condé tranche !

Grève sauvage, grève illégale, grève de dissidents, etc. les expressions ont réellement manqué au gouvernement avec à sa tête Alpha Condé pour dénoncer le mouvement syndical au niveau de l’Education pré universitaire. Loin de trouver une solution à la crise, on vit des positions tranchées, à travers médias interposés. Des discours va-t-en-guerre de part et d’autres sapent tous rapprochements des positions.

Aujourd’hui, c’est la traque des meneurs Aboubacar Soumah et Portos Diallo. Un groupe a été présenté au Procureur, puis mis au compte de leurs avocats. Comme quoi, il y a un jugement latent. C’est le moment choisi pour Alpha Condé de rentrer dans la danse, sans trop savoir ce qu’il en est. « Pour le moment, on ne sait pas c’est qui s’est passé, nous sommes en train de faire les enquêtes. Mais, le gouvernement a signé un accord avec tous les syndicats, nous sommes tombés d’accord. Ceux qui ont voulu faire la grève ont été exclus des syndicats, donc ce n’est pas une grève légale, c’est une grève illégale, c’est une grève sauvage, puisque les syndicats eux-mêmes ont condamné », déclare le président guinéen sur France 24.

Selon lui donc, « On va rétablir les responsabilités. À partir du moment où nous avons signé un accord sur les salaires avec les syndicats, tout le monde devrait respecter cela. » Il dénonce ces « quelques excités qui ont décidé contre l’avis des syndicats », d’aller en grève. Dès l’instant donc que le chef de l’Exécutif qualifie le fait, le judiciaire, déjà à la solde de cet fameux exécutif, ne suivra que les directives d’Alpha Condé.

Quitte à biaiser le droit, déjà absent de la gouvernance de l’opposant historique depuis près de dix ans. En attendant, on signale des perturbations ici et là et la présence des forces antiémeutes dans les périphéries de certains établissements scolaires.

Jeanne Fofana, Kababachir.com

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