Désignation du maire de Kindia : la caricature made in Damaro !

Il fait partie certainement de ceux qui instrumentalisent l’imam de Tafory et le Kountigui controversé de Tanéné. Tous politisés jusqu’aux nerfs, ces deux patriarches qui n’ont plus d’avenir veulent compromettre l’avenir des jeunes de Kindia, dans une large mesure de la Basse-côte. Damaro Camara tire les ficèles et tente subtilement de sacrifier Abdoulaye Bah.

C’est ainsi qu’il le caricature comme celui-là même qui ne s’entendra jamais avec le Kindiaka, alors qu’il a été durant des années le chef de la Délégation spéciale de la Commune de Kindia. Pour le député dit de la majorité, «Si un Maire croit qu’il peut se passer de ces personnalités dans sa Commune ça peut être difficile. Je ne connais pas et je ne peux donc pas juger. Mais qu’il ait des problèmes avec le premier imam de la ville et le chef d’une bonne partie de la communauté de la Basse Côte, je crois qu’il a tout intérêt à se réconcilier avec eux pour pouvoir gérer. Ce n’est pas comme la députation, une mairie c’est la gestion participative. Le maire doit avoir l’accompagnement de toutes les franges de sa ville pour que sa gestion soit un succès. »

Jusque-là pourtant, Abdoulaye Bah n’a jamais eu de problème avec les Kindiaka, aucune plainte. Sinon on n’allait point voter pour lui. Or, il se trouve que toutes les communautés ont glissé le bulletin de vote à compte. Damaro crée la polémique là où il n y a en pas. Et à dessin : « Un Maire doit avoir toute l’intelligence de s’entendre avec les chefs coutumiers et les chefs religieux dans sa commune. Opposé à ces entités, la gestion va être difficile. Moi, à sa place, je ferai tout pour me réconcilier avec eux parce qu’avant tout ce sont des grands électeurs. La gestion d’une commune c’est la mobilisation, la participation de toutes les composantes de la société. C’est sa ma conception. Au-delà de tous ces aspects liés à la démocratie, il y a un problème culturel dont on doit tenir compte. Même aux États-Unis d’Amérique, il y a des quartiers essentiellement peuplés des Pakistanais, des Noirs ou des Chinois. Le maire doit pouvoir tenir compte des coutumes de ces communautés dominantes dans sa gestion malgré la démocratie. »

L’UFDG ne veut nullement se laisser distraire par cette compromission du député RPG. Pour elle, c’est Abdoulaye Bah ou personne. A bon entendeur salut.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.