Deux anciens proches du RPG contre le glissement du calendrier électoral

« On s’est habitués à provoquer des retards dans l’organisation des élections en Guinée, c’est fait exprès. Je ne suis pas d’accord avec cela. Je voudrais convaincre la classe politique de ne pas rentrer dans cette impasse. Il faut arrêter ce parlement pour qu’on organise des élections. » Cette position tranchée est celle d’Ousmane Kaba du PADES.

A sa suite, c’est Kabélè Camara qui donne également la position de son parti : «Quand on part du principe que gouverner c’est prévoir pourquoi l’Etat n’a-t-il pas les moyens qu’il faut pour organiser les élections à dates, c’est la meilleure façon de respecter la population. Pourquoi, faut-il tout le temps usé d’artifice pour proroger les mandats et dire que nous, nous ne sommes pas prêts. En n’allant pas aux élections 5 ans après, nous sommes en dehors de la loi. »

Ces deux positions sont largement partagées par l’opposition républicaine ainsi que l’UFR de Sydia Touré. Seulement, tous se limitent aux dénonciations. Et le pouvoir sûr de cette posture qui est loin de le dissuader manœuvre sans cesse pour arriver à bon port et emmener toute la classe politique avec lui, presque les yeux bandés. Sinon, s’interroge le PADES, qu’est-ce qui nous a empêchés de prendre des dispositions pour assainir le fichier électoral, de donner les moyens à la CENI pour organiser les législatives à temps. La réponse est à trouver au RPG et chez Boureima Condé et Cie.

Pourtant, regrette Kabélè Camara, « L’Etat aurait dû depuis 5 ans donner les moyens à l’organisme chargé de gérer les élections pour l’organiser à la satisfaction du peuple de Guinée. Ne le faisant pas pour moi, c’est une grave erreur, c’est un déficit que seul l’Etat peut justifier.»

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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