Dialogue politique : haro sur ceux qui veulent être royalistes que le roi

Ils s’agitent plus que la principale formation politique d’opposition. Ils crient sur toutes les antennes leur volonté d’aller au dialogue politique, sans même trop savoir sur quoi doit-on dialoguer avec un régime qui s’autocratise et bafouent toutes libertés fondamentales y compris de mouvements. Ces petits partis dont le seul objectif est de légitimer un pouvoir aux abois, acculé et cerné de toutes parts.

Ces minuscules formations politiques veulent profiter de l’occasion pour se faire entendre et se faire connaitre, à travers des leaders en mal de reconnaissance auprès du RPG et d’Alpha Condé. C’est ainsi qu’ils veulent devenir plus royalistes que le roi. Après Ousmane Kaba du PADES (membre du FNDC), victime de grosses fraudes électorales notamment à Kankan mais qui a fini par reconnaitre la victoire d’Alpha Condé, c’est le tour de Bah Oury de s’agacer : « Le malheur dans notre pays, c’est comme si certains partis s’approprient de l’exclusivité des problèmes. Le problème des prisonniers est un problème de tous les guinéens. Tous les problèmes que nous évoquons sont des problèmes de la Guinée. Si les Guinéens se retrouvent pour trouver des solutions à ces problèmes, ils seront utiles. Si certains ne veulent pas participer au dialogue, c’est leur liberté. Tout le monde doit faire preuve de responsabilité et de hauteur de vue. Les guéguerres nombrilistes, il faut que ça finisse. »

Auparavant, Makalé Traoré candidate malheureuse de la dernière présidentielle a quant à elle rappelé qu’aucun dialogue sincère n’est possible tant que des otages du 3è mandat sont privés de liberté. Elle a par ailleurs regretté la compromission d’une certaine élite politique avec le pouvoir en place.

Le samedi dernier, Dalein dont les locaux sont fermés depuis plus de huit mois, déclarait :  « Le despote Alpha Condé, après son coup de force, est aujourd’hui semblable à un animal blessé, acculé et cerné de toutes parts. Il est devenu infréquentable à l’international et n’a plus pour amis que les autres dictateurs du continent. En se reniant sur le sujet du 3e mandat, il a piétiné son honneur et sa dignité. Ayant perdu lamentablement les élections, il n’a plus aucune légitimité aux yeux des Guinéens. »

Conséquence :« Alors il nous persécute en prenant en otages nos cadres, en empêchant le Président légitime du pays et ses collaborateurs de voyager librement, en fermant les locaux de notre parti sans aucun fondement, dans l’espoir vain de nous forcer à le légitimer comme président. Mais ce chantage ne passera jamais. »

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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