Dieu s’invite dans le safari du 3è mandat…

« On a mené le combat (…) On n’a jamais cassé une maison, ni un véhicule. C’est Dieu qui donne le pouvoir. S’il veut te donner, Il te donne. S’il ne veut pas, tu ne l’auras pas. Quand on croit en Dieu, on n’a pas besoin de faire la pagaille pour le pouvoir. » Alpha Condé crée les conditions pour que Dieu s’invite dans la conquête du pouvoir en Guinée.

Il oublie toutes les compromissions, toutes les manœuvres supposées ou réelles de déstabilisation du pays et autres dont il a toujours été soupçonné.

Auparavant, c’est un de ces affidés qui polissait le régime dans un média étranger : « Sur la question de la violence, je crois qu’il faut se rendre compte que, depuis 2011, l’élément important aujourd’hui, c’est de plus en plus l’utilisation de groupes armés au sein de ces manifestations. Il y avait un consensus général sur les manifestations, c’est-à-dire le principe de l’autorisation légale, le principe de l’itinéraire. Aujourd’hui, cela ne se fait pas. Cela se fait en toute illégalité parfois. Aujourd’hui, à partir du moment où ces manifestations sont formées par des gens qui utilisent des armes, de la violence, qui ont une volonté manifeste de paralyser la capitale, de créer des zones de non-droit dans certains quartiers où les gens ne peuvent pas circuler, cela pose énormément de problèmes parce qu’on donne un chiffre global de victimes, mais les victimes. »

Pour sa part, le leader de l’opposition républicaine n’en démord pas : « Nous manifestons parce que c’est autorisé par la loi. Si l’opposition républicaine proteste, c’est parce que nous respectons les lois de la République. Nous ne sommes pas une opposition armée. Nous ne sommes pas une opposition qui cherche par tous les moyens à avoir le pouvoir. Nous voulons utiliser les règles prévues par la loi. »

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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