Dissolution du Parlement : Damaro ménage Alpha !

La dissolution de l’Assemblée nationale revient sans cesse au centre des débats entre députés. Comme ce fut le cas, le mardi, lorsque Damaro Camara, président de ladite Institution, dans une subtilité à peine audible avait lancé : «La dissolution de l’Assemblée aussi est une partie de la démocratie mais elle obéit à certaines lois. La seule et unique personne qui en est capable, c’est le président de la République. »

Une évidence certes, mais dont la coïncidence avec les débats actuels en dit long sur la préoccupation du pyromane d’hier devenu subitement colombe d’aujourd’hui, car sentant ses rêves d’atteindre Sékhoutouréya s’inscrire en pointillés. En tentant ainsi d’encenser Alpha Condé, l’adversaire non déclaré de l’ancien opposant historique veut s’attendre à un soutien dissimulé de la part du nouveau vainqueur déclaré par la CENI. Certes, la dissolution du parlement peut être un jeu politique pour faire monter les enchères et éventuellement faire rêver une opposition asphyxiée mais débout et solidaire.

Pour Damaro donc, la dissolution n’est pas dans l’agenda d’Alpha Condé, avant de conclure : « Donc c’est un faux débat. Et nous,  nous continuons à travailler. » Saisissant la balle au rebond mais surtout déclarer ce qui peut contenter actuellement Alpha Condé, Damaro ajoute : « Les six ans, nous les avons perdus dans des invectives, des attaques inutiles, des injures au lieu de travailler, pour ce pourquoi nous sommes-là. Au contraire, leur absence (celle des opposants réels) permet au peuple de Guinée d’avoir de meilleurs résultats. »

Damaro est vraiment à la fois de mauvaise foi et amnésique. Il oublie qu’il faisait partie de ceux qui soufflaient sur les braises, estimant aider Alpha Condé. Il oublie qu’il était membre du dialogue inter guinéen. Si aujourd’hui, il semble l’oublier, les Guinéens eux, ne sont pas dupes. Damaro et sa clique auront été ceux qui ont véritablement mis Alpha Condé sur le chaudron. Finalement, dix ans se sont écoulés. Dans le mensonge, les promesses farfelues, allant jusqu’à restreindre par exemple, le développement énergétique de la Haute Guinée au… le Chinois est mort.

Pauvre Guinée !

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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