Don Kass rêve: « Nous voulons changer ce pays »

Il fuit ses responsabilités, celles d’animer le dialogue social. Il opte pour la politique de la carotte et du bâton pour remettre dans les rangs, les syndicalistes grévistes. Kassory Fofana manque manifestement de stratégies. Du coup, il menace le leader syndical et brandit une autre menace contre les enseignants observant la grève.

Extrait : «Nous n’avons menacé personne. Nous sommes dans un Etat de droit. Il appartient à un travailleur d’aller en grève. C’est son droit. Mais il ne lui appartient pas d’empêcher les autres d’aller au travail. Ce n’est pas normal. Si nous constatons les syndicalistes grévistes empêcher ceux qui ne sont pas pour la grève d’aller en classe, le gouvernement va sévir. Il sera ferme contre tous ceux qui vont empêcher les enseignants d’aller en classe dispenser des cours aux élèves. »

Au même moment, Don Kass s’engage : « Nous sommes disposés à améliorer les conditions de vie des travailleurs. Nous voulons changer ce pays.  Ça fait mal de constater qu’à l’intérieur du pays, les écoles et les infirmeries construites par les populations manquent d’enseignants et d’infirmiers. » Et puis, il s’acharne : «Nous respectons les droits des uns et des autres. Mais il y a des limites…Quand un syndicat menace de prendre la liste des enseignants qui ont répondu présents en classe, je me demande c’est quel syndicalisme ? C’est du terrorisme syndical ou quoi ? Nous n’accepterons pas qu’un syndicat prenne tout un secteur en otage ou encore tout un pays. »

En attendant, Don Kass peine à trouver la bonne formule.

Jeanne Fofana

 

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