Donald Trump reconnaît Jérusalem comme capitale d’Israël

Le faux-suspense est terminé. Le président américain Donald Trump a décidé, mercredi 6 décembre, de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël. Donald Trump avait estimé, peu avant son discours très attendu, qu’une décision sur ce sujet aurait du être prise « depuis longtemps ».

« Nous avons une annonce importante à faire […] et je pense qu’elle aurait dû être faite depuis longtemps. Beaucoup de présidents ont dit qu’ils feraient quelque chose et ils n’ont rien fait. »

Le président américain rompt ainsi avec des décennies de diplomatie américaine et internationale. Il tient, par contre, un de ses engagements de campagne. Pour un responsable américain, qui s’exprimait sous le couvert de l’anonymat, le président ne fait que reconnaître « une réalité » à la fois historique et contemporaine.

« Je ne peux taire ma profonde inquiétude »

Les mises en garde, y compris celle du pape François, ne l’auront donc pas fait changer d’avis.

« Je ne peux taire ma profonde inquiétude », avait déclaré le pape. « J’adresse un appel vibrant pour que tous s’engagent à respecter le statu quo de la ville, en conformité avec les résolutions pertinentes de l’ONU. »

Le souverain pontife ne peut qu’accorder un intérêt tout particulier à la ville qui abrite les lieux les plus saints de trois grandes religions monothéistes, y compris le Saint-Sépulcre.

L’Iran, bête noire de Donald Trump, ne s’est pas privé, de son côté, de pincer la corde religieuse, en déclarant qu’il « ne tolérera pas une violation des lieux saints musulmans ».

Ces voix ne sont que quelques-unes de celles qui ont continué à s’élever pour s’alarmer notamment du risque de violences causé par la question de Jérusalem, chaudron diplomatique.

Les groupes palestiniens ont appelé à trois « jours de rage ». Dans la bande de Gaza, des centaines de Palestiniens en colère ont brûlé des drapeaux américains et israéliens et des portraits de Donald Trump. Un rassemblement est prévu jeudi à Ramallah en Cisjordanie, territoire occupé par l’armée israélienne depuis 50 ans.

(Avec AFP)

L'Obs
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