Double scrutin: ‘’Le caractère non inclusif remet en question la validité des élections’’ (UE)

Malgré une forte contestation, doublée d’une crise sanitaire mondiale liée au Coronavirus, le Président Alpha Condé a opté pour le forcing, en organisant dimanche 22 mars le double scrutin controversé (législatif et référendaire), sans les observateurs de la CEDEAO, l’Union Africaine et l’Union Européenne.

Pour rappel, ces élections controversées ont été boycottées par les ténors de l’opposition politique et décriées par la Société civile, qui crient au « coup d’Etat constitutionnel ».  

Alors que les résultats provisoires sont attendus dans les jours, voire les heures qui suivent, la communauté internationale se mobilise pour exprimer sa désapprobation du double scrutin controversé.

Alprès la France, l’Allemagne qui s’est alignée derrière la déclaration de la France, le Royaume-Uni, les Etats, l’ONU, la CEDEAO, c’est au tour de l’Union Européenne de  remettre en cause la crédibilité de ce double scrutin.

Dans une déclaration, l’UE, qui condamne les actes de violences avant, pendant et après les élections, estime que le caractère non inclusif et l’absence d’observateurs internationaux remet en question la validité du double scrutin.

Voici la déclaration de l’Union Européenne

Guinée: déclaration de la Porte-parole sur les élections législatives et le référendum constitutionnel du 22 mars

Brussels, 26/03/2020

Le double scrutin du 22 mars s’est tenu dans un climat de forte tension émaillé par des violences causant plusieurs morts. Ces actes de violence et l’usage disproportionné de la force par les forces de l’ordre sont inacceptables.

Le caractère non inclusif et non consensuel de ces scrutins et du fichier électoral porte atteinte à la crédibilité de ces élections. L’absence d’observation régionale et internationale reconnue remet également en question la validité du processus. Les clivages intercommunautaires se creusent dangereusement.

L’Union européenne renouvelle son soutien aux initiatives de la Communauté économique des états de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), de l’Union africaine et de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) susceptibles de réhabiliter le processus électoral, de désamorcer les tensions et de renouer un dialogue entre toutes les parties.

Kababachir.com

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