Ebola : La délégation de l’UA boucle sa visite de travail en Guinée

En tournée dans les pays touchés par l’épidémie Ebola, la délégation de l’Union Africaine conduite par la présidente de la Commission de l’institution panafricaine, Dr. Nkosazama Dlamini Zuma, a bouclé sa visite de travail en Guinée.

Après un tête-à tête avec le président Alpha Condé, la délégation de l’UA devrait poursuivre son périple vers les autres pays touchés par l’épidémie, pour exprimer la solidarité Africaine dans cette phase cruciale de l’histoire de ces pays frappés par ce virus.

A l’issue des entretiens avec le chef de l’Etat Dr. Nkosazama Dlamini Zuma, Présidente de la Commission de l’Union Africaine a déclaré que le combat de l’Union pour vaincre Ebola ne fera pas défaut : « Nous sommes là pour montrer notre appréciation et notre soutien au peuple de Guinée dans son combat contre la fièvre hémorragique à virus Ebola. Et deuxièmement pour exprimer notre solidarité au peuple de Guinée et au Président de la République dans son combat. Parce que la maladie à virus Ebola n’a pas seulement un impact sanitaire. Mais c’est un impact social et économique aussi. Nous sommes là aussi pour discuter avec le gouvernement sur l’assistance que nous pouvons entant qu’organisations apporter dans le cadre de la lutte contre maladie. Sur le plan de la santé, nous avons pensé que nous pouvons apporter entant qu’Etat membre, le personnel de la santé. Mais nous avons besoin de venir discuter avec les autorités pour savoir si cela est approprié. Nous allons parler aussi avec le monde des artistes pour voir ce qu’il peut apporter dans ce combat. Je dois que nous sommes en discussion en ce moment pour permettre la reprise des vols vers les pays touchés par la fièvre hémorragique à virus Ebola ».

Pour Dr Donald Kaberuka, Président de la Banque Africaine de Développement (BAD), il est nécessaire d’aider la Guinée à vaincre cette épidémie pour faire face aux investissements : « Nous comprenons effectivement l’impact économique de cette crise à cours et à moins terme. En tant que banque africaine nous ferons tout pour appuyer la Guinée. C’est pourquoi nous avons apporté à la Guinée l’aide budgétaire afin de faire face à ce projet. Nous allons être vous jusqu’à ce que cette maladie soit vaincue ».

De son côté, Dr. Carlos Lopes, Secrétaire Exécutif de la Commission Economique pour l’Afrique des Nations Unies, il n’est pas question de stigmatiser cette épidémie : « Il y a deux messages à faire passer. Le premier est qu’il y a l’infection du virus et il y a l’infection de la perception. Et l’infection de la perception est beaucoup plus grave en ce moment que l’infection du virus lui-même. Nous devons mettre tout notre effort pour combattre l’infection de la perception. Ca commence à développer des scénarios qui sont catastrophiques et quand on voit les tendances, on se rend compte qu’on n’a pas assez de donner pour pouvoir prévoir les catastrophes. Le deuxième message, c’est que j’ai appris qu’il y a vit après Ebola. Il n’y a pas de vie après Ebola. Il y a la vie avec Ebola aussi. Parce qu’on est entrain de faire l’amalgame entre le fait qu’il y a un certain nombre de personnes infectées dans un pays, comme si tout le pays n’existe plus »

Très satisfait de la visite des présidents de la Commission de l’Union Africaine et de la Banque Africaine de Développement (BAD), et du Secrétaire Exécutif de la Commission Economique pour l’Afrique des Nations Unies, le président Alpha Condé a exprimé toute sa gratitude à cette délégation : « Nous sommes très heureux de recevoir ces trois personnalités et leur solidarité. Le peuple guinéen doit savoir qu’il n’est pas lésé dans cette épreuve. Nous ferons en sorte que Ebola qui nous fatigue puisse se transformer en potentialité pour renforcer nos capacités hospitalières afin qu’on ait plus besoin de l’extérieur pour nous soigner ».

Au cours de ce périple qui les conduits en Guinée, au Libéria et en Sierra Léone, la délégation de l’Union Africaine plaide en faveur d’une reprise effective des vols en direction des pays touchés par Ebola.

Espérons que cette initiative ne se limite pas au stade de promesse et des beaux discours, comme ça toujours été en Afrique.

Abdoul Wahab Barry, www.kababachir.com

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