Ebola: Des véhicules quittent Kankan pour N’zérékoré malgré les risques


La république de Guinée est actuellement frappée par une crise sanitaire sans précédent puisqu’elle fait face à ce qu’on appellerait un duo d’épidémies, à savoir la Covid-19 et Ebola. Cette dernière a fait récemment sa réapparition à Gouécké (préfecture de N’zérékoré).

A Kankan, selon une visite de constat réalisée à la gare routière indépendante ce jeudi, les véhicules de transport en commun sur le tronçon Kankan-N’zérékoré fonctionnent comme à l’accoutumée, et ce malgré tous les risques de contamination présent en Guinée forestière, l’épicentre de la maladie.
Tout de même, les passagers qui s’embarquent dans les taxis pour cette région, ne semblent pas respirer l’air de la peur. C’est le cas de Moustapha Cissé :
 « C’est bien vrai que le virus Ebola existe dans le pays, mais cela ne signifie pas que la population ne peut pas effectuer des déplacements, tu peux te déplacer si tu sais que tu as des besoins, mais la décision du gouvernement doit être respecté par tout un chacun de nous, donc en voyageant nous devons respecter les dispositions pour éviter cette maladie » dira t-il.
Bien que la ligne Kankan-N’zérékoré soit fonctionnelle, le nombre de véhicules qui roulaient sur ledit tronçon a un peu baissé depuis la découverte de la maladie Ebola, nous confie ce passagers qui requiert l’anonymat : 
« Les gens viennent mais ce n’est pas comme avant à cause de cette maladie et ça joue même sur le transport, de toute façon nous sommes là, en ce temps si, par jour deux minus bus et trois taxis peuvent quitter Kankan pour Nzérékoré, sinon avant quatre minus bus et cinq ou six taxis pouvaient quitter » A-t-il martelé avant de laisser entendre que : << Moi je n’ai pas peur, c’est par ce que je vais toujours respecter les mesures barrières, éviter les contacts et se protéger ».
Selon le constat, aucun dispositif de dépistage pour des potentiels cas d’Ebola n’est mis en place dans cette gare routière comme dans plusieurs autres du Nabaya.
Depuis Kankan, Aly Badara Keita pour kababachir.com.

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