Ebola : la rancœur de Condé contre Macky Sall s’invite à Bruxelles

La rancœur d’Alpha Condé née suite à la fermeture des frontières sénégalaises afin de mieux contrer le virus Ebola dans le pays de la Téranga peine toujours à être effacée. Loin, très loin de l’Afrique, au cours d’une conférence internationale de haut niveau, organisée par l’UE pour soutenir la mobilisation internationale contre Ebola, Alpha Condé envoie des piques à son homologue sénégalais.

Il s’est tout d’abord félicité de l’aide apportée par le Maroc aux pays touchés par Ebola et du maintien par la compagnie marocaine Royal Air Maroc (RAM) de ses liaisons aériennes avec ces pays malgré la propagation du virus. Ensuite, rancunier dans l’âme, le président guinéen déclare : «Il n’y a pas plus grand symbole du soutien aux pays touchés par Ebola de la part de leurs amis que le maintien des frontières ouvertes et de la libre circulation des personnes». Une allusion faite à Dakar. Lors d’une conférence de presse, Alpha Condé avait rendu un hommage au Mali « qui n’a jamais fermé ses frontières avec nous durant toute cette crise. Et il n’y a pas eu jusqu’à présent un seul cas de maladie dans ce pays », se félicitera Alpha Condé. Certainement un autre clin d’œil envoyé à Macky Sall dont les mesures de préventions agacent encore la Guinée et peinent la communauté internationale. C’est pourquoi, le président Condé estime que seul dispositif qui vaille, c’est le renforcement de la solidarité, pas la fermeture des frontières.

Après tout, « Quand vous fermer les frontières, les gens vont passer par la brousse ». De son côté, Dakar qui a fermé ses frontières aériennes, terrestres et maritimes depuis environ un mois est revenue lundi sur sa décision en annonçant l’ouverture prochaine d’un corridor humanitaire pouvant permettre aux organisations humanitaires de porter assistance aux pays de la sous région touchés par l’épidémie. Connaissant Alpha Condé et sa rigidité qui frise une aigreur maladive, les amabilités entre les deux hommes ne sauraient être aplanies.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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