Ebola à Sandiana (Kouroussa) : Le cri de cœur d’une population abandonnée à elle-même

La sous-préfecture de Sandiana située à une quarantaine de kilomètres de la commune urbaine de Kouroussa, est depuis quelques jours frappée de plein fouet par l’épidémie de fièvre Ebola qui a déjà fait plusieurs victimes. Et ce, malgré la mobilisation des ressortissants de cette localité, qui ont apporté des kits hygiéniques au village, pour éradiquer cette maladie.

Selon un confrère joint au téléphone sur place par notre rédaction vendredi matin, depuis le décès d’une personne venue de Banankoro (Kérouané), il y a deux semaines, la localité de Sandiana est durement frappée par l’épidémie de fièvre Ebola. Une trentaine de cas de fièvre Ebola ont déjà été enregistrés dans la localité, dont cinq (5) décès dans l’intervalle de 2 semaines, tous des membres d’une même famille, nous rapporte-t-on. Le dernier cas de décès est survenu hier.

Une situation qui amène les autorités préfectorales de la santé a lancé un cri de cœur à l’endroit des autorités, en l’occurrence, la coordination nationale de lutte contre le virus Ebola afin de prendre des dispositions urgentes afin de limiter le risque de propagation du virus.

Selon la même source, les populations de cette localité déplorent l’attitude du préfet, Dramane Condé, qui juste-là, n’a pas effectué le moindre déplacement à Sandiana pour s’enquérir des réalités sur la propagation du virus dans sa circonscription, à plus forte raison œuvrer prendre des mesures d’urgence pour permettre non seulement de couper la chaine de contamination, à travers la gestion des contacts, mais aussi et surtout, alerter les autorités sanitaires de plus haut niveau pour chasser le virus maudit or de la localité.

C’est le jeudi 13 novembre 2014 que les cadres et ressortissants de la localité avaient prévu la remise des kits sanitaires aux autorités sous-préfectorale et élus locaux. Mais malheureusement cette cérémonie de remise coïncide au 4eme décès dans la même famille.

Après le décès de M.Sekouba camara, celui de ses deux garçons, c’est sa première épouse qui a succombé hier, laissant derrière elle, sa coépouse malade dont la famille  a refusé carrément son expédition au centre de traitement d’Ebola à Gueckedou.

Une situation qui interpelle les autorités de plus haut niveau qui doivent pendre leurs responsabilités pour couper la chaine de contamination.

Abdoul Wahab Barry, www.kababachir.com

  1. Senkoun dit

    Salut mon frère est ce que ont peu parlé

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